Le mercerdi 19 mars 2008
AGRIF
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agrif@wanadoo.fr Bernard Antony communique :
AVEC NADINE MORANO, LA POLITIQUE DE SARKOZY CONTRE LA FAMILLE.
La nomination de Nadine Morano comme secrétaire d’Etat à la Famille illustre hélas une fois encore combien les discours droitiers de Nicolas Sarkozy ont pour but de dissimuler un gauchissement concret des actes.
Parce qu’enfin, il n’est pas besoin d’être chrétien pour constater que la famille repose sur le mariage d’un homme et d’une femme, et que les enfants procèdent de ce couple, qu’il y a donc de la part des paires homosexuelles une incroyable extravagance de revendication à réclamer sans vergogne la jouissance d’élever les enfants que leur libre choix amoureux interdit de faire naître !
Tout le monde sait bien l’intolérable traumatisme qu’éprouvera un enfant, parmi les autres normalement élevés par un papa et une maman, en constatant fatalement un jour que chez lui, ceux qui l’élèvent et dorment dans le même lit, sont un couple de gays ou de lesbiennes (voire une triplette comme cela arrive aussi de plus en plus !)
Or Nadine Morano est pour cette forme inacceptable d’adoption qui est en réalité une captation à motivation psychanalytique. On ne s’étonnera pas non plus qu’elle soit en faveur de la liberté de tuer les enfants dans le sein de leur mère et d’abréger la fin de la vie.
On préfèrerait finalement de Nicolas Sarkozy moins de discours sur Dieu – et d’ailleurs, quel Dieu ? – mais plus de respect de la loi naturelle de respect de la vie.
Le lobby de l’euthanasie ADMD (association pour le droit de mourir dans la dignité) est en train de réaliser avec l’affaire Chantal Sébire une opération beaucoup plus efficace qu’avec l’affaire Humbert. La manipulation est la même, le soutien médiatique aussi, mais l’ADMD a réussi cette fois à ouvrir une porte au plus haut niveau.
Cela n’est pas sans rapport avec le fait que l’ADMD a obtenu de Xavier Bertrand, en 2006, « l’agrément lui permettant de siéger dans les hôpitaux comme association représentant des usagers » (sic), comme elle s’en vante dans une pleine page de publicité publiée par Le Monde, et à la campagne de propagande par cartes postales envoyées aux parlementaires depuis janvier, tandis que les militants de l’euthanasie parcouraient les marchés pour faire signer une pétition. Tel est le contexte dans lequel a été montée l’opération Chantal Sébire.
La pauvre femme, retrouvée morte hier à son domicile, avait demandé à la justice le droit de recourir à l’euthanasie. Elle était représentée par un avocat qui n’est autre que le chef du service juridique de l’ADMD. Elle n’avait aucune chance d’obtenir satisfaction, mais il s’agissait essentiellement d’une opération de communication. On aura remarqué toutefois que le jugement souligne lourdement qu’il n’est pas possible de faire droit à la requête de Chantal Sébire « en l’état de la législation française ».
Il faut donc modifier la loi. Et tel est le sentiment qui désormais s’impose.
Mardi, l’Ordre des médecins faisait savoir qu’il entendait « participer activement aux débats qui seraient engagés dans les prochaines semaines et contribuera à l‘éventuelle évolution législative qui en découlerait », évoquant une « assistance médicale à la mort délibérée ».
Hier, Nicolas Sarkozy a fait venir à l’Elysée le médecin de Chantal Sébire, un militant de l’euthanasie, naturellement, qui fait savoir qu’il est « urgent de légiférer ». Le médecin a déposé le dossier médical de Chantal Sébire auprès du conseiller de Sarkozy pour les affaires de santé.
Le jour même, deux membres du gouvernement, Bernard Kouchner et Nadine Morano, rappelaient leur position favorable à l’euthanasie.
Dans le même temps, François Fillon chargeait Jean Leonetti, auteur de la loi de 2005 sur la « fin de vie », d’une mission d’évaluation de sa loi, afin de faire des propositions « pour remédier à la méconnaissance ou la mauvaise application des textes et éventuellement à l’insuffisance de la législation ». Et il est précisé qu’un « débat pourrait s’ouvrir sur ce sujet à l’occasion du vote des lois de bioéthique ».
SOURCE : http://fr.novopress.info







« Catholiques en campagne », collectif d’associations catholiques récemment créé et décidé à investir le champ politique, s’est engagé dans la bataille des municipales pour la première fois.


