01.04.2009

Lettre ouverte à

 

M. François Bonneau

Président du Conseil Régional du Centre

9, rue Saint-Pierre Lentin

 

45041 Orléans cedex

 

Orléans le 31 mars 2009

 

 

 

Monsieur le Président,

Le Printemps de Bourges se tiendra cette année du 21 au 26 avril prochain. Le Conseil régional du Centre, comme chaque année, soutient sous la forme d’importantes subventions ce festival qui accueille des vedettes françaises et internationales de la musique et qui a révélé de nombreux talents.

Cependant cette année, la programmation prévoit, le samedi 25 avril, un concert du "rappeur" Oreslan. Avez-vous eu l’occasion de l’écouter ou de lire ses textes ? Ils constituent de véritables appels à la violence, voire au meurtre, contre les femmes. Inspiré probablement par l'exemple de Bertrand Cantat, monsieur Oreslan, dans une de ses chansons, menace de « marietrintigniser » une femme. Voici quelques extraits d'une autre de ses chansons intitulée Sale P... :

       "On verra comment tu fais la belle avec une jambe cassée

        On verra comment tu s.... quand j'te déboiterai la mâchoire

        T'es juste une truie tu mérites ta place à l'abattoir"

          

        "Si j'te casse un bras considère qu'on s'est quittés en bons termes

        (...)J'vais te mettre en cloque (sale p...) et t'avorter à l'opinel" ...

 

Pensez-vous, Monsieur le Président, que le Conseil régional doive promouvoir, avec l'argent des contribuables, de tels messages de haine ? Chaque année en France, une femme meurt, tous les deux jours, sous les coups de son compagnon ; dans de plus en plus de quartier, les femmes n'osent plus sortir dans la rue, sinon voilées, de crainte d'être insultées, voire physiquement agressées.

Il est encore temps d'obtenir la déprogrammation de monsieur Oreslan. Monsieur le Président, faites savoir aux organisateurs du Printemps de Bourges que s'ils maintiennent son concert, le Conseil régional du Centre arrêtera toute collaboration et demandera à l'Etat et aux autres collectivités territoriales concernées, (notamment la ville de Bourges et le département du Cher), d'en faire de même.

Vous remerciant de la suite que vous ne manquerez pas de donner à cette lettre, veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma haute considération.

 

 

Jean VERDON

Président du groupe France Nouvelle au Conseil régional du Centre

21.11.2008

Exclusif : La « lettre ouverte » de Carl Lang aux militants du Front national

21/11/2008 – 11h30 PARIS (NOVOpress) – Ainsi que nous l’avions annoncé hier soir, Carl Lang, silencieux depuis sa suspension du Front national, prononcée lundi dernier par le bureau exécutif du parti de Jean-Marie Le Pen, a décidé de s’exprimer sous forme de « Lettre ouverte aux militants du FN ». Voici ce document que Novopress verse aux débats qui agitent actuellement le FN. Il y réaffirme qu’il n’a « plus aucune confiance, ni politique, ni humaine en Marine Le Pen », mais assure qu’il n’a « nullement l’intention d’organiser un quelconque “putsch” visant à contester la présidence de Jean-Marie Le Pen à la tête du Front national ».

Vendredi 21 Novembre 2008

Lettre ouverte aux militants du Front national
par Carl Lang

Image Hosted by ImageShack.usL’annonce de ma candidature à l’élection européenne de 2009 ayant, semble-t-il, provoqué une certaine agitation des esprits, il me paraît aujourd’hui nécessaire et utile de préciser ma démarche et le sens de cet engagement.

Ce n’est, j’imagine, une surprise pour personne de me voir engagé activement dans la bataille politique de la campagne européenne qui est, avec l’élection présidentielle et les élections législatives, une bataille stratégique pour l’avenir de la France et des Français.
Ce n’est, j’imagine, une surprise pour personne que je mène cette campagne électorale dans la circonscription du Nord-Ouest ( Normandie, Picardie, Nord-Pas-de-Calais) dont je suis un élu régional et européen, où se trouvent toutes mes attaches familiales et personnelles et où j’ai milité pour le Front national depuis 1978, tout d’abord en Normandie, puis depuis 1992 dans le Nord-Pas-de-Calais.
J’ai été, depuis 1984, seize fois candidat sous l’étiquette Front national et toujours sur ces terres du Nord-Ouest.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai, en respectant les procédures internes, officiellement sollicité l’investiture du Front national par un courrier adressé à son président en date du 28 mai 2008.
Il se trouve que le 11 septembre 2008, soit cinq semaines avant la réunion de la commission d’investiture, dans un entretien donné au journal Valeurs Actuelles, le président du mouvement, qui est aussi le président de la commission d’investiture, a indiqué publiquement que sa fille devait conduire la liste européenne du Front national dans le Nord-Ouest.
Comment dans ces conditions, après une telle violation et un tel mépris des procédures internes, ne pas considérer que la commission d’investiture du 17 octobre n’était plus rien d’autre qu’une mascarade visant à “officialiser” a posteriori une décision déjà prise et annoncée ?
Comment dans ces conditions, ne pas parler de préférence familiale, de dérive familiale, de Front familial ?
Qui ne contesterait pas une décision de justice qui aurait été prononcée par le président du tribunal avant même que ne se déroule l’audience ?
Qui ne serait pas indigné par ces méthodes ?

Mais au-delà de ces questions de forme, qui sont finalement secondaires, se posent les questions essentielles : la question humaine et la question politique.
La commission d’investiture m’a proposé de figurer en deuxième place derrière Marine Le Pen.
Mais il se trouve, et je le regrette pour la cause nationale, que je n’ai plus aucune confiance, ni politique, ni humaine en Marine Le Pen.
Depuis que celle-ci a déclaré sur une radio “je me désolidarise sans ambiguïté des propos de Bruno Gollnisch” (propos qu’il n’a d’ailleurs pas tenus) au moment où celui-ci était victime d’une campagne médiatique de désinformation et de lynchage lui valant la suspension de son activité universitaire, depuis que Marine Le Pen s’était mise “en retrait” des instances dirigeantes du mouvement au moment où une campagne anti-Le Pen se développait suite à un entretien donné par le président du Front national au journal Rivarol, je n’ai plus confiance en ses capacités de résistance à la diabolisation et de solidarité dans l’épreuve.

Je considère enfin que lorsqu’on prétend vouloir être candidat à la présidence de la République, il faut d’abord avoir le courage et la volonté de défendre ses mandats, en particulier lorsque le Front national ne dispose dans la région Ile-de-France, première région de France et région capitale, que d’un seul siège de député européen.
Ce n’est pas en abandonnant son poste, du fait d’un risque électoral potentiel, que l’on montre le chemin de l’engagement et du nécessaire combat des idées.

Depuis la dernière campagne présidentielle dont elle assumait la direction stratégique, j’ai perdu confiance en ses qualités politiques. Je considérais, qu’au moment où Nicolas Sarkozy “lepenisait” ses thèmes de campagnes, il était absurde de “délepeniser” Le Pen par une communication qui a pris notre électorat à contre-pied.

Je n’ai pas oublié la déclaration de Marine Le Pen dans le Figaro du 12 décembre 2006 : “la candidature de rassemblement du peuple français débarrassée des spécificités religieuses, ethniques ou même politiques, c’est la candidature de Jean-Marie Le Pen”.
Cette phrase résume à elle seule l’esprit de la dernière campagne présidentielle et explique toutes les dérives dont la malheureuse déclaration de la “dalle d’Argenteuil”.
Je suis en désaccord total avec cette ligne politique et cette recherche à tout prix de la normalisation médiatique.
On ne peut pas mener le combat politique sur nos idées sans devoir affronter la diabolisation orchestrée par les adversaires de la cause nationale.
J’avais adressé le jeudi 29 mars 2007, lors d’une mini-session au Parlement européen le billet d’alerte suivant à Marine Le Pen : “Il faut cogner sur les questions d’immigration et d’insécurité. Nous paraissons aujourd’hui plus modérés que Sarkozy ; c’est le comble ! Dans ces conditions à quoi sert-il de voter Le Pen ?”.
Ma mise en garde est restée lettre morte et le résultat du scrutin a malheureusement confirmé mes craintes.

Puisque le mot “gamelle” semble être très à la mode, ces jours-ci, sur le site internet du Front national, je considère que la stratégie de campagne de 2007, contrairement à celle de 2002, a été façonnée dans le zinc politique dont on fait les “gamelles” électorales qui font mal lorsque vous les prenez.

Voilà pourquoi il est évidemment exclu que je puisse figurer sur une liste politique menée par Marine Le Pen.
Ni les perspectives d’élection à la deuxième place, ni la proposition qui m’a été faite de me payer pendant deux ans en cas d’échec électoral ne peuvent rien changer à cela.
Si j’avais accepté ces propositions, dont l’offre financière que je trouve insultante, il m’aurait fallu renier toutes mes convictions et trente ans d’engagement politique au service de la cause nationale et européenne.
Ce n’est pas le cas ! Et ce n’est pas le cas des nombreux militants, cadres et élus du Front national qui s’engagent à mes côtés dans cette bataille électorale, choqués par le mépris et la violence verbale dont ils sont l’objet.

Je souhaite enfin rassurer tous les militants du Front national attachés comme moi à ce qu’a été l’action politique de Jean-Marie Le Pen et attachés aux souvenirs de toutes les batailles politiques passées et des épreuves surmontées ensemble.
Je n’ai nullement l’intention d’organiser un quelconque “putsch” visant à contester la présidence de Jean-Marie Le Pen à la tête du Front national.
Pour éviter d’ailleurs toute ambiguïté à ce sujet et depuis que j’ai quitté, à la demande de Jean-Marie Le Pen, le secrétariat général en octobre 2005, je me suis consacré volontairement et exclusivement à l’activité politique au profit du Front national et ce en dehors de toute intervention relative aux questions de fonctionnement interne.

Je rappelle que, depuis trente ans, mon soutien politique et mon engagement n’ont jamais fait défaut au président du Front national et ce, dans mon cas, en toutes circonstances, y compris durant les périodes les plus difficiles, notamment pendant l’hiver 1998-1999 et en mars et avril 2002 lors du recueil des signatures de maires indispensables à la candidature à l’élection présidentielle. Ceux qui me connaissent, connaissent mes convictions et connaissent l’histoire du Front national peuvent en témoigner. Et c’est pour moi cela l’essentiel.
Quant aux autres, les insultes qu’ils déversent sur le site du Front national m’indiffèrent. J’observe d’ailleurs avec amusement que les plus zélés sont, comme toujours, ceux qui ont le plus besoin de faire oublier leurs errements passés.
Je préfère le Front national “canal historique” que j’ai connu à ce Front national “canal hystérique”.

Un dernier mot pour vous dire que je me serais fait un plaisir, si on me l’avait proposé, de mener campagne dans ma région en figurant en dernière place sur une liste conduite par Jean-Marie Le Pen ou Bruno Gollnisch.

En espérant avoir répondu à vos légitimes interrogations, je vous prie de croire, chers amis, en l’expression de mes meilleurs sentiments nationaux et pour beaucoup d’entre vous personnels et amicaux.

Carl LANG


[cc] Novopress.info, 2008, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]

17.11.2008

LETTRE OUVERTE

 

A JEAN-MARIE LE PEN ET A MARINE LE PEN

 

 

 

Châteauroux, le 9 novembre 2008

 

Michel HUBAULT 

 

 Conseiller régional de l'Indre                                                                                                      

                                                                                             

5, avenue Saint-Pierre                                                         

36 000 Châteauroux

tél : 06 70 07 07 87                                                              

                                                                                            

                                                                                             

                                                                                            

 

 

 

 

Monsieur le Président,

Madame le Vice-Président,

Il y a un quart de siècle, la liste européenne que vous conduisiez, Monsieur le Président, avec plus de 10 % des suffrages, faisait entrer le Front National dans « la cour des grands partis ». Ce statut a été remis en cause au printemps 2007 : débordé par Sarkozy qui a mené une offensive à droite, là où on ne l'attendait pas, le Front National a d'abord reculé de six points lors du premier tour de l'élection présidentielle, (10,5 % contre 16,7 % en 2002), puis a craqué tombant à 4,2 % lors du premier tour des législatives.

Les élections européennes du 7 juin permettront-elles au Front National de retrouver son statut de grand parti ou confirmeront-elles son retour à la marginalité électorale des années 70 ? Les plus optimistes parmi vos partisans affirment que la conjoncture économique et le NON irlandais confirmant les analyses du FN, celui-ci bénéficiera du retour automatique de ses électeurs détournés par Sarkozy. Les pessimistes constatent que les scrutins cantonaux et municipaux de 2008 et les élections partielles laissent peu d'espoir.

En réalité le redressement ou la déchéance définitive du Front National ne sont pas une fatalité. C'est la raison pour laquelle je vous adresse cette lettre. Qu'on le déplore ou non, vous êtes depuis "le congrès" de Bordeaux les deux seuls dirigeants effectifs du Front National. Son avenir dépend donc de vous deux, des décisions que vous prendrez dans les prochains mois.

Aujourd'hui, le FN pèse entre 6 et 7 % des voix. 6 % est le chiffre des intentions de vote que lui donne aux prochaines élections européennes le sondage IPSOS réalisé le 27 septembre, (depuis 1999, les sondages surestiment le score du FN aux élections européennes). 7 % est son résultat des cantonales de 2008, (si on prend en compte que les cantons dans lesquels le FN s'est présenté étaient pour lui les meilleurs de la série 2001). Si les élections européennes avaient donc lieu aujourd'hui le FN obtiendrait trois sièges : le premier dans la circonscription du Nord-Ouest, le deuxième dans le Sud-Est et le troisième dans le Nord-Est. En Ile de France et dans le Sud-Ouest, les chances d'avoir un élu sont faibles.

Cependant cette situation peut évoluer. Sous l'effet d'une dynamique positive, le Front National peut obtenir non pas trois ou cinq élus, mais une dizaine. Une dynamique négative peut aussi s'enclencher et aboutir à ce que le FN perde toute représentation au Parlement européen. Aujourd'hui, c'est ce scénario qui semble se mettre en place pour deux raisons : la diabolisation et les investitures aux élections européennes. Vous seuls pouvez arrêter la machine à perdre et lancer une dynamique positive.

En ce qui concerne la diabolisation, ce n'est en soi ni une mauvaise ni une bonne chose. Il y a une « bonne diabolisation ». Le Front National en a longtemps bénéficié quand les médias le présentaient comme un parti « ringard », attaché à la famille et au droit à la vie, opposé au PACS et à la loi Veil, un parti « chauvin » hostile à l'immigration remettant en cause l'identité chrétienne de la France. Cette bonne diabolisation lui a amené des millions de Français écœurés par le RPR, (devenu l'UMP), et par l'UDF alignés sur les valeurs de la gauche.

La « mauvaise diabolisation » a consisté elle à qualifier le FN d'antisémite. L'antisémitisme étant assimilé, à juste titre, depuis 1940 à l'Anti-France qui a collaboré avec l'Allemagne, cette accusation est d'autant plus nuisible qu'elle vise un parti se réclamant du patriotisme. Cette diabolisation était donc à combattre, d'autant plus qu'elle ne correspondait alors à aucune réalité et qu'elle était grotesque, émanant de la gauche dont sont issus les deux principaux partis collaborationnistes des années 40 : le PPF du communiste Doriot et le RNP du socialiste Déat.

Je ne reproche donc pas à Marine Le Pen d'avoir tenté de dédiaboliser le Front National. Cependant je constate que plusieurs des initiatives prises lors de la campagne présidentielle qu'elle dirigeait ont diminué « la bonne diabolisation » et aggravé « la mauvaise diabolisation » : la promotion de Soral, (marxiste, poursuivi pour antisémitisme et partisan d'une alliance avec le monde musulman), le rapprochement avec Dieudonné, (poursuivi lui aussi pour antisémitisme et qui défilait en 2006 pour la régularisation des immigrés clandestins de Cachan), le discours de la dalle d'Argenteuil, le refus d'abroger la loi sur le PACS...

Il vous appartient Monsieur le Président et Madame le Vice-Président de mettre fin à cette dérive. Rompez avec Soral et Dieudonné, dont les valeurs constituent l'antithèse de celles de la droite nationale française. En politique étrangère ne nous trompons pas d'ennemi : l'ennemi ce sont notamment les régimes terroristes du Moyen-Orient, (les islamistes iraniens et le dictateur syrien Afez-el-Assad).

 

En ce qui concerne les investitures aux élections européennes, quelle que soit la réaction de Carl Lang à ce qui apparaît comme le parachutage de Marine Le Pen dans la circonscription du Nord-Ouest, le mal aura été fait. Il touchera non seulement le Nord-Pas de Calais, la Picardie et la Normandie mais les autres régions françaises. Bien sûr certains de vos conseillers peuvent saluer comme une bonne nouvelle tout départ d'un conseiller régional, « un moins que rien », affirmer que les électeurs s'en fichent, qu'à partir du moment où il y a un bulletin avec la flamme du FN et votre nom ils sont contents et ne lisent même pas la profession de foi... Vous êtes trop intelligents tous les deux pour ne pas savoir que les électeurs du Front National ne sont pas des imbéciles, que l'addition de plusieurs dizaines de moins que rien fait quelque chose, que ces défections démobilisent les adhérents, troublent les sympathisants et à la longue éloignent les Français.

Par ailleurs, le départ de Marine Le Pen d'Ile de France, si elle n'est pas remplacée par une personnalité ayant le même poids politique et médiatique, conduira le Front National à faire l'impasse sur la région capitale et ses douze millions d'habitants, Vous le savez, Monsieur le Président, depuis Hugues Capet, la France appartient à celui qui contrôle l'Ile de France. Un parti ayant la prétention de diriger le pays ne peut se désintéresser de la région parisienne.

Dans ce domaine aussi, seuls vous deux pouvez réparer le mal, selon l'une ou l'autre des deux hypothèses suivantes.

Première hypothèse : Madame le Vice-Président, Hénin-Beaumont en a apporté la preuve, vous avez trouvé la pierre philosophale électorale transformant le plomb en or, vous permettant d'obtenir aux élections législatives de 2007 un résultat six fois supérieur à la moyenne des autres candidats du FN (24 % contre 4 %). Restez alors en Ile de France, où vous présidez le groupe régional FN. Non seulement vous serez réélue, mais vous ferez élire un ou deux de vos colistiers.

Seconde hypothèse : Madame le Vice-Président, vous n'avez pas trouvé la pierre philosophale électorale. Votre score décevant aux élections régionales de 2004 en Ile de France, (12 % contre

16 % en 1998, alors que les listes FN dans les autres régions obtenaient une moyenne en 2004 de plus de 15 %), et celui de la présidentielle dont vous dirigiez la campagne ne seraient pas des accidents. Ainsi que le prétendent vos détracteurs, votre résultat aux législatives serait dû à un concours de circonstances exceptionnelles : une excellente circonscription ; le bénéfice d'une large médiatisation ; le cadeau involontaire de l'UMP qui a parachuté un candidat d'origine arabe, (divisant par deux le score présidentiel de Sarkozy), sans aucune notoriété, sans attache avec la circonscription, n'ayant pas fait campagne et ne se réclamant pas de Sarkozy, (imaginons le résultat de l'élection présidentielle si l'UMP avait présenté Azouz-Beggag contre Jean-Marie Le Pen).

Dans ce cas pour être réélue au Parlement européen, il vous faut en effet, Madame le Vice-Président, changer de circonscription. Dans cette hypothèse, Monsieur le Président, vous êtes le seul candidat capable de sauver le siège du Front National en Ile de France. Vous obtiendrez sur votre nom les suffrages que vous avez recueillis en 2007 à l'élection présidentielle. Certes le score était inférieur à celui de 2002, mais il vous permettra d'être élu.

Monsieur le Président, vous êtes le capitaine du FN, présentez-vous dans la région capitale. Le Front National sera alors en ordre de marche : Carl Lang mènera la bataille dans les régions du Nord-Ouest dont il est l'élu ; le Lyonnais Bruno Gollnisch, président du groupe FN dans la région Rhone-Alpes, la mènera dans le Sud-Est ; Madame le Vice-Président vous serez élue dans le Nord-Est où vos amis, notamment en Bourgogne, en Lorraine et en Franche-Comté, seront heureux de vous accueillir.

En lui redonnant sa cohésion, vous aurez ainsi, Monsieur le Président, rendu un dernier service au Front National qui a pendant des années porté les espoirs de millions de Français.

 

Vous remerciant de l'attention que vous aurez accordée à cette lettre, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, Madame le Vice-Président, l'expression de mes sentiments respectueux.

 

Michel HUBAULT