15.07.2009

Venue de Martin Hirsch à Orléans : réaction du groupe France Nouvelle au Conseil régional du Centre

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Communiqué du groupe France nouvelle

 

http://www.france-nouvelle.com

 

 

Convention de mobilisation pour l'insertion des jeunes en région Centre

 

« Rien que des mots pour soigner des maux. »

 

 

 

"Une convention de plus. Une usine à gaz toujours plus lourde et plus coûteuse pour le contribuable. De nouveaux observatoires et de futures commissions donc la seule efficacité sera de constater l'échec dramatique de la formation scolaire, universitaire et professionnelle.

 

Face à la catastrophe annoncée de la prochaine rentrée scolaire qui verra des milliers de jeunes gens entrer dans « le marché du chômage » au lieu du marché de l'emploi, l'État et la Région Centre nous resservent le même plat : des mots qui prétendent soigner les maux de notre jeunesse.

Des mots auxquels personne ne croit plus, même ceux qui signent ces conventions.

 

Pourtant, des réponses à ces questions existent: entre autres ,plus de rigueur et d'autonomie dans les Lycées, plus d'orientation et de sélection dans le supérieur, davantage de protection des emplois français et européens, inversion des flux migratoires pour préserver nos emplois.

 

En dehors du jargon administratif habituel, cette convention n'évoque rien de cela. Elle finira dans la poubelle de ses signataires pendant que nos enfants iront pointer en masse à l'ANPE au mois de septembre.

 

 

 Miguel de Peyrecave

http://leselusfrance-nouvelle.hautetfort.com/archive/2009...

27.03.2009

Groupe France Nouvelle

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Session des 26 et 27 mars 2009

 

Coopération avec la région marocaine du Tafilalet

 

Intervention de Michel Hubault

Conseiller régional de l’Indre du Parti de la France

 

Monsieur le Président,

Depuis plus d’un siècle, la France et le Maroc ont tissé des liens d’estime et d’amitié, marqués par des personnalités comme Mohamed V, Hassan II, le maréchal Lyautey ou le capitaine de Bournazel qui s’illustra dans le Tafilalet. Ces liens, nous devons d’autant plus les resserrer que dans une Afrique du Nord menacée par la montée de l’Islamisme, le Royaume du Maroc constitue un pôle de stabilité.

Nous approuvons par conséquent le principe d’une coopération avec la région marocaine de Meknès-Tafilalet, même si nous estimons qu’elle serait plus efficace dans le cadre d’une politique menée par l’Etat français.

Nous lui reprochons aussi son manque de moyens et d’ambitions, dû notamment au saupoudrage de vos actions dispersées dans neuf pays.

Encore une fois, Monsieur le Président, concentrons dans une seule région, celle justement du Tafilalet liée à la France par l’histoire et dont les dimensions démographiques relativement modestes (2,15 millions d’habitants), permettraient à notre action d’avoir des effets concrets.

Cette coopération ambitieuse, menons-la dans le sadre d’une grande politique de co-développement fondée sur les principes suivants :

· le développement des activités locales en général et de l’agriculture en particulier ;

· l’aide à la francophonie ;

· le démantèlement des réseaux d’immigration clandestine et des cartels de la drogue qui oppriment les populations locales et empoisonnent celles de la France ;

· la lutte contre le déracinement afin que les populations puissent vivre et travailler au pays ;

· l’inversion des flux migratoires permettant aux ressortissants marocains originaires du Tafilalet présents en France, de revenir dans leur région pour lui faire bénéficier de leur expérience professionnelle acquise dans notre pays.

 

Contact:  Groupe France Nouvelle et Apparentés – 6, rue Jeanne d’Arc – 45000 Orléans.
Tel : 02 38 70 34 40 - Télécopie : 02 38 70 34 39 - Email : Jean-Louis.D'andre@grp.regioncentre.fr 

Groupe France Nouvelle

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Session des 26 et 27 mars 2009

 

Coopération décentralisée

 

Intervention de Michel Hubault

Conseiller régional de l’Indre du Parti de la France

 

Monsieur le président

Votre action de coopération internationale, dont vous nous vantez le bilan pour 2008 et les années précédentes, est contestable dans son principe et dans son fonctionnement.

Elle est contestable dans son principe car, en prétendant mener une action de coopération internationale, notre collectivité territoriale sort de son domaine de compétence. Par définition, la coopération internationale, c'est-à-dire entre les nations, est une prérogative nationale et non pas régionale.

La violation de ce principe par tous les exécutifs régionaux, socialistes ou UMP, a trois conséquences fâcheuses :

·  La première est politique. L’exercice d’une compétence régalienne par des collectivités territoriales contribue au démantèlement de l’État français qui a déjà perdu plusieurs éléments de sa souveraineté, notamment sa monnaie et le contrôle de ses frontières.

·  La deuxième conséquence fâcheuse est administrative. En exerçant des compétences qui ne sont pas les leurs, les exécutifs locaux compliquent encore plus le mille-feuilles administratif dénoncé aujourd’hui par tous les partis.

·  Enfin les sommes consacrées à ces actions de coopération internationales auraient sur les populations concernées un effet beaucoup plus puissant si, plutôt que d’être dispersées entre 22 régions, elles étaient utilisées par l’Etat, dans le cadre de sa politique d’aide au développement.

Contestable dans son principe, votre action de coopération internationale, Monsieur le président, l’est aussi dans son fonctionnement, caractérisé là aussi par la dispersion : neuf zones d’action prioritaires, n’ayant entre elles et avec notre région, pour la plupart, guère de liens historiques ou économiques particuliers. Trois de ces zones, d’ailleurs, (la Saxe Anhalt en Allemagne, la Pardubice en Tchéquie et Cracovie en Pologne), situées dans des pays européens développés, n’ont pas un besoin pressant des aides de notre région dont le montant est dérisoire comparé aux fonds structurels européens qu’elles reçoivent. Quant à la coopération avec la Chine et le Laos, elle donne une légitimité aux régimes communistes qui oppriment ces deux pays.

Vous tenez, Monsieur le Président, à mener une action de coopération à l’étranger. Dans ce cas, ne dispersez pas les moyens modestes de notre collectivité territoriale. Pour leur donner plus d’efficacité, concentrez-les dans une seule région, dont les dimensions, démographiques notamment, correspondent à celle de la Région Centre. Inscrivez aussi cette action dans la durée, liez-la aux programmes d’action culturels.

Une telle action, en termes de communication, sera peut-être  moins flatteuse que le saupoudrage actuel pratiqué sur trois continents. En revanche, elle permettra d’apporter une aide concrète aux populations qui en ont besoin.

 

Contact: Groupe France Nouvelle et Apparentés – 6, rue Jeanne d’Arc – 45000 Orléans.
Tel : 02 38 70 34 40 - Télécopie : 02 38 70 34 39 - Email : Jean-Louis.D'andre@grp.regioncentre.fr 

27.01.2009

Intervention le 26 janvier 2009 de Michel Hubault, conseiller régional de l’Indre sur la réforme des collectivités territoriales

 

Monsieur le président, chers collègues,

Enchevêtrement des compétences, dilution des responsabilités, explosion de la fiscalité locale, tel est le bilan de la législation sur les collectivités territoriales, mise en œuvre depuis 1982, aussi bien par les socialistes que par les gouvernements RPR-UDF puis UMP. Les grandes lois de décentralisation, depuis celle dite Deferre en 1982-1983, jusqu’à la loi Raffarin du 13 août 2003 n’ont atteint aucun des objectifs affichés : réduire le poids de l’administration et rapprocher les Français des centres de décision. Au contraire, l’empilement des administrations, issus de ces lois : la Commune, l’intercommunalité, le Département, la Région, l’État et aussi l’Europe a considérablement alourdi le poids des bureaucraties et donc compliqué la vie de nos compatriotes, multiplié le nombre de fonctionnaires territoriaux, qui sont désormais près de deux millions et bien sûr augmenté la pression fiscale. Celle-ci est la conséquence de l’accroissement des dépenses publiques locales, 200 milliards d’Euros en 2007, qui depuis 25 ans augmentent plus que la richesse nationale.

Cette mauvaise décentralisation a par ailleurs deux effets pervers.

Le premier est financier, permettant au gouvernement pour éviter la banqueroute, de transférer un nombre croissant de ses charges sur les collectivités territoriales.

Le second effet est idéologique. En détricotant par le bas l’État Français, cette décentralisation fait le jeu des idéologues euro-régionalistes qui veulent enlever à la France les attributs de sa souveraineté nationale pour les donner à Bruxelles alors que la crise économique montre que l’État national constitue notamment pour nos compatriotes les plus modestes, une des meilleures protections.

Aujourd’hui, Sarkozy veut lui aussi donner son nom à une énième Loi sur les collectivités territoriales. Comme Defferre, Pasqua, Chevènement, Voynet, Raffarin, il prétend simplifier le fonctionnement de nos collectivités territoriales, supprimer des dépenses inutiles, renforcer la cohésion nationale. Et comme eux, il obtiendra le résultat inverse, parce que ses véritables motivations sont d’un tout autre ordre.

Elles relèvent tout d’abord de la cuisine politicienne. Ce qu’il présente comme une réforme administrative est aussi et surtout un tripatouillage de la loi électorale destiné, d’une part, à permettre à l’UMP de regagner des régions perdues en 2004, à cause d’un autre tripatouillage électoral, celui de Raffarin, de l’autre, en réduisant encore le scrutin proportionnel, à conforter le duopole partisan UMP-PS. Le débat artificiel animé par le comité Balladur, constitue par ailleurs une manœuvre de diversion, destinée à occulter les sujets qui fâchent : la crise économique bien sûr, mais aussi l’insécurité, l’immigration, le chômage.

La démarche de Sarkozy est aussi idéologique. Lorsque dans son discours du 25 septembre 2008 à Toulon, il proposait la « suppression d’un échelon territorial », le président de la République visait le département, reprenant ainsi une des propositions de l’ancien gourou socialiste de François Mitterrand, Jacques Attali.

Or parmi les trois collectivités, celles qui ont la plus forte identité sont bien sûr la commune, mais aussi le département. Les communes et les départements établis sur des circuits courts de décision, s’ils sont bien gérés, peuvent économiser l’argent des contribuables.

Les régions quant à elles sont plus lointaines, et beaucoup d’entre elles n’ont guère d’identité. Notre région, le Centre, l’illustre de façon presque caricaturale. Malgré tous les efforts dispendieux de communication, à part notre collègue Philippe Vigier du Nouveau Centre, personne ici ne se retrouve dans une identité centriste.

La suppression des départements s’inscrit dans un projet beaucoup plus ambitieux, présenté par Jacques Attali dans chacun de ses livres : un monde composé d’individus, sans attaches, sans famille, sans patrie, des nomades réduits à leur seule dimension économique, celle de consommateurs et de producteurs.

Mais la réforme issue des débats du comité Balladur n’aboutira pas tout de suite à ces solutions radicales. Devant tenir compte des intérêts des féodalités locales, conseils généraux, conseils régionaux, conseils d’agglomération, elle ajoutera au mille feuilles administratif actuel quelques feuilles supplémentaires comme l’intercommunalité qui videront un peu plus de leur substance, mais sans les détruire intégralement, les communes et les départements, au profit des intercommunalités et des régions.

Pour simplifier la vie de nos compatriotes, réduire la fiscalité locale, renforcer la cohésion nationale, une réforme territoriale est nécessaire reposant sur trois principes : la démocratie, la responsabilité et l’identité.

La démocratie suppose l’élection au scrutin proportionnel de toutes les assemblées locales et nationales. Ce scrutin juste, permettant la représentation de tous les courants de pensée oblige, en effet les exécutifs, pour prendre des décisions, à discuter, négocier avec les représentants du peuple. Mais ne vaut-il pas mieux que le débat ait lieu dans les assemblées plutôt que dans la rue ? L’actuel gouvernement, malgré une majorité parlementaire écrasante, est ainsi incapable de réformer l’école. Le scrutin majoritaire assure non pas la stabilité du pays mais son immobilisme.

Le deuxième principe est celui de la responsabilité. Oui, pour éviter les financements croisés, il faut clarifier les compétences entre les collectivités territoriales. Mais celles-ci doivent s’appliquer à rester dans leur domaine de compétence. Ce n’est pas le cas aujourd’hui, notamment ici. Ainsi, l’enseignement supérieur n’est pas de compétence régionale.

Enfin, le troisième principe est celui de l’identité. Aujourd’hui, il est reproché à la France d’avoir des collectivités territoriales modestes. « Beaucoup de nos communes sont trop petites. Il faut les supprimer », nous est-il affirmé de façon péremptoire. « Beaucoup de nos régions n’ont pas une dimension européenne leur permettant de faire jeu égal avec leurs homologues », est-il répété à satiété.

Regardons justement ce qui se passe chez nos voisins européens. Ainsi les landers allemands ont des dimensions très variables. La Bavière a la taille d’un État moyen, la Sarre celle d’un département français. Le gigantisme n’est pas synonyme d’efficacité. Ainsi, le Japon avec ses 300 000 Km², les deux tiers de la superficie de la France, est encore la deuxième puissance mondiale. La petite cité d’Athènes a plus marqué l’histoire que le gigantesque empire perse.

Ce qui fait la force, la prospérité d’une communauté, c’est le sentiment de partager une même identité. En France, toute réforme territoriale doit reposer sur les communautés enracinées :

les communes héritières de nos paroisses millénaires ;

les départements dont certains, unis par des solidarités historiques et naturelles, comme en Normandie ou en Bretagne, peuvent, s’ils le souhaitent dans des ensembles plus larges ;

et au dessus, au service du bien commun, l’État national qui est la marque du génie millénaire de la France.