La ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie vient d’annoncer que la police avait procédé à l’arrestation de personnes « appartenant à l’ultra-gauche, mouvance anarcho-autonome », dans le cadre des investigations sur « les actes de sabotage contre des voies de la SNCF ces derniers jours ». Selon une source proche de l’enquête, les interpellations, une vingtaine au total, ont eu lieu à Paris, Rouen, dans la Meuse et à Tarnac (Corrèze).
11/11/2008 - 19h00
PARIS (NOVOpress) -
En charge dans un premier temps de ces affaires, les parquets d’Auxerre et de Senlis s’étaient dessaisis au profit du parquet antiterroriste, à Paris, une mesure qui a permis apparemment une accélération des enquêtes par leur centralisation.
Depuis deux ans, divers actes de malveillance dans plusieurs régions de France avaient affecté le réseau SNCF , sur lesquels la grosse presse et les pouvoirs publics avaient su se montrer d’une discrétion de violette. Avec les récente actions de l’extrême gauche, ce sont des milliers de voyageurs qui ont eu à subir des retards ou des annulations de TGV. En février, Mme Alliot-Marie avait déjà exprimé ses craintes d’un retour de l’extrême-gauche à son tropisme terroriste.
Avec un cynisme confondant, le président Nicolas Sarkozy s’est « réjoui » dans un communiqué publié en milieu de matinée « des progrès rapides et prometteurs obtenus dans le cadre de l’enquête sur les actes de sabotages commis contre des caténaires SNCF »… Le même Sarkozy qui a tout récemment donné un signal fort à l’extrême gauche en refusant de faire appliquer le décret autorisant l’extradition de l’ancienne membre des Brigades rouges Marina Petrella, responsable de nombreux assassinats en Italie…
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