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02.07.2008

Les parents se méfient de l'Education nationale

Le médiateur de l'Education nationale présentait ce matin son rapport d'activité 2007 :

"Depuis 2 ans, on remarque une saisine plus importante des usagers, c'est-à-dire des parents, des élèves ou des étudiants. Souvent, ils remettent en cause une décision d'orientation, une notation, la manière dont s'est passé un examen... [...] C'est certainement dû dans un premier temps à une meilleure connaissance du médiateur, qui était très peu connu auparavant. Mais c'est aussi un phénomène de société. Les gens ne veulent plus être passifs, ils veulent comprendre, prendre part à l'éducation de leur enfant au sein des établissements scolaires, qu'on leur explique les décisions concernant leur enfant. Les parents ont aussi une plus grande méfiance envers l'Education nationale."

Michel Janva

SOURCE : http://lesalonbeige.blogs.com/

Douce France : nuit d’horreur entre jeunes dans un camping

Image Hosted by ImageShack.us 01/07/2008 –10h00
LIBOURNE (NOVOpress) – Dans la nuit de jeudi à vendredi un adolescent de 17 ans a été battu à mort par d’autres jeunes au cours d’une soirée qui se déroulait dans un camping de Petit-Palais-et-Cornemps, près de Libourne. « Un acte de violence extrême et inouï » pour le procureur adjoint du Tribunal de grande instance de Bordeaux.

Onze jeunes de 13 à 22 ans, qui s’étaient réunis pour faire la fête au camping le Pressoir, à Petit-Palais-et-Cornemps (Gironde), ont décidé de bizuter Jérémy, l’un des leurs. Les tortionnaires l’ont alors obligé à ingurgiter des mélanges faits d’alcools forts, de dentifrice et d’urine. Le jeune homme a ensuite été entraîné dans les bois où il a été « frappé très violemment sur la tête avec une matraque », comme l’expliquait hier Alain Benech, le procureur adjoint du TGI. Les deux principaux auteurs se sont ensuite « acharnés sur la victime ». Quelques heures plus tard, ces deux jeunes hommes, accompagnés de deux autres personnes, ont transporté le corps à une quinzaine de kilomètres, avant de l’abandonner dans un ruisseau à Gours (Gironde). La victime n’a été découverte que samedi par les gendarmes, après que ceux-ci aient été avertis par un témoin de la scène.

Dimanche soir, les deux auteurs principaux ont été mis en examen et écroués pour homicide volontaire avec préméditation. Il s’agit d’un mineur de 16 ans originaire de Rouen, pensionnaire comme la victime d’un foyer d’accueil de Lormont (Gironde) et d’un jeune adulte de 22 ans, originaire d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Une jeune femme de 21 ans, habitant Mantes-la-Jolie (Yvelines) et un jeune homme de Meulan (Yvelines), âgé de 20 ans, ont également été mis en examen pour non-assistance à personne en danger, dissimulation de preuves et recel de cadavre et écroués. La victime se nommait Jérémy Lepiller. Ni l’identité des jeunes majeurs assassins, ni les prénoms de leurs complices mineurs n’ont, en revanche, été révélés…


[cc] Novopress.info, 2008, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]

Rachida...Super nana! AVEC LE SON......POUR COMPRENDRE....

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Le drame de Carcassonne : du pain bénit pour Sarkozy ?

Ce blog n'a pas relayé le drame qui s'est déroulé lors de l'exercice public au 3e RPIMA à Carcassonne. Et pour cause : les médias ont abondamment traité cette information (désolé pour ceux qui ne lisent plus que le Salon Beige...).

Néanmoins, l'actualité de ces dernières heures nous pousse à réagir. La spectaculaire démission du général d'armée Bruno Cuche, chef d'état-major de l'Armée de terre, s'il fait suite au drame, semble surtout être la conséquence de l'attitude du président de la République, hier à Carcassonne, qui se serait montré "particulièrement désagréable" avec cet officier général. Il lui aurait notamment déclaré, en pointant son doigt vers lui :

"Vous êtes tous des irresponsables, pas des professionnels !".

Il n'avait précédemment dit bonjour à personne, sinon au ministre de la Défense et au préfet. Plus tôt, il aurait pris 2 autres décisions spectaculaires : supprimer tous les officiers généraux de la promotion de la Légion d'honneur du 14 juillet ; et ajourner toutes les nominations de généraux prévues pour le conseil des ministres de demain. Seul le général Elrick Irastorza, promis depuis plusieurs semaines à la succession du général Cuche, aurait échappé à la colère présidentielle.

Le drame de Carcassonne ne semble être qu'un prétexte : le président n'est pas satisfait des réactions qu'a suscitées le Livre blanc. Nicolas Sarkozy, ancien ministre de l'Intérieur, n'apprécie pas l'armée. C'est le conflit de deux cultures : celle de l'immédiat et du bling-bling contre celle de la retenue, de la pudeur et du sens des responsabilités. Un officier général résume l'état d'esprit :

"l'erreur [] consiste à jeter l'opprobre sur toute une institution, quand cette terrible et impardonnable faute méritait une réaction adaptée. Pas de jeter 130.000 hommes et leur chef plus bas que terre".

Sur Secret-Défense, Jean-Dominique Merchet ne cache pas sa colère :

"Sans faire de procès d'intention, ce que le président de la République a montré aujourd'hui, c'est ce qu'il pense vraiment de l'armée. Il ne la comprend ni ne l'aime. La grogne des militaires lui reste manifestement en travers de la gorge. L'imagine-t-on, un instant, tenir les mêmes propos de la police ? L'antimilitarisme de droite est-il un fantasme ?

Je rappelle que le régiment-frère du 3ème RPIMa de Carcassonne, le 8ème RPIMa de Castres est arrivé ce matin même en Afghanistan. Envoyé par ce même président de la République sur un théâtre de guerre. Sur leur VAB, les paras du 8 devront servir leur mitrailleuse de 12,7 mm sans protection. Les blindés AMX-10 RC, envoyés pour les soutenir, ont un plancher en aluminium, évidemment à l'épreuve de toutes les mines ! Rappellons-nous cette phrase, prononcée aujourd'hui par le chef des Armées : "Il y a eu des négligences inacceptables. Elles devront être sanctionnées"."

Michel Janva

Bernard Antony réagit :

"le Chef des Armées et le bout de la chaîne de commandement, c’est bien le Président de la République, qui n’est pas plus et pas moins responsable d’une erreur de manipulation de chargeur par un sous-officier que le général démissionnaire. La logique, le sens de la responsabilité au plus haut niveau et l’honneur de Nicolas Sarkozy lui imposent évidemment de suivre l’exemple du général. Il devrait donc dans les prochaines heures annoncer sa démission."

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