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14.05.2008

MAI AU CHIFFRE 8 : MOIS DES ORAGES ET MOIS DE MARIE

Je lis dans le Figaro de ce jour l’article d’Hélie de Saint-Marc sur « ces étranges mois de mai » qui ont marqué sa vie.
Je ne suis pas un héros et je n’ai pas comme lui été dans l’horreur des dernières grandes tragédies françaises. Mais je me souviens aussi de mai 1958 où déjà ma conscience politique était en éveil et où les « républicains » espagnols réfugiés de mon village bigourdan de Bazet humaient à nouveau le goût du sang de leur révolution et regardaient vers ma famille, mon père, ingénieur militaire et catholique, symbolisant tout ce qu’ils haïssaient.
Des parachutistes de Tarbes étaient donc prévus pour assurer notre protection. Cependant je vibrais à l’idéal de l’Algérie Française que devait trahir celui qui avait été porté au pouvoir pour la sauvegarder.

- Le 13 mai 1958 fut une fantastique journée des dupes fondée sur une grande illusion. Le général De Gaulle ne partageait pas l’illusion intégrationniste de certains auteurs du complot et acteurs de son retour au pouvoir mais il dissimula sa pensée avec son « Je vous ai compris » et son « Vive l’Algérie française ».
Cela était de la rouerie machiavélique que l’on aurait pu pardonner s’il avait ensuite orienté autrement sa politique en protégeant les populations françaises ou fidèles à la France, et en préservant nos intérêts stratégiques et énergétiques.
Différentes solutions s’offraient : république associée, confédération, partition ; il choisit la pire, la plus déshonorante, celle de la valise ou du cercueil pour nos compatriotes, celle du génocide pour les harkis, celle du déshonneur le plus grand de son histoire pour l’armée française que ne rachetèrent que les soldats dits « perdus » qui furent justement les seuls à tout perdre sauf l’honneur.

- En mai 1968 je vis sans déplaisir la panique de la république gaullienne. De Gaulle s’était allié à la gauche pour imposer sa politique algérienne, et son régime avait laissé, dans le sillage des réseaux favorables au FLN algérien, s’épanouir toute une ramification de groupes d’ultra-gauche trotskyste ou maoïste.
Surtout il avait brisé tout idéal patriotique. Alors, on vit l’éclosion des enfants gauchistes issus des parents gaullistes. Ajoutons à cela la montée en puissance, bien analysée et décrite par Annie Kriegel, de la mirobolante fantasmagorie de jeunes bourgeois juifs révolutionnaires qui, en conspuant les CRS-SS au quartier latin, s’identifiaient dans une démence narcotique à des héros de l’insurrection du ghetto de Varsovie.

- Mai 1998 : dix ans après la division religieuse ce fut le mois le plus marqué par l’éclatement du Front National entre fidèles de Le Pen, comme moi, et partisans de Bruno Mégret.
Je reprochais à ce dernier sa forte dépendance des cadres militants, pas toujours antipathiques mais idéologiquement exécrables, venus des cercles racialistes et néo-païens.
Mégret a je crois regretté cette alliance et moi je constate que le flou dans les idées fondamentales ne pouvait aboutir à rien de bon.
Aussi ne suis-je pas prêt de me lancer dans une aventure de reconstruction du mouvement national avec des hommes ne partageant pas au moins le même amour fondamental de l’identité chrétienne de la France et de l’Europe et la même volonté de reconquérir la souveraineté de notre patrie, le même refus du totalitarisme islamique.

- 13 mai 2008.
Il y a en politique des erreurs et des crimes qui hélas ne se rattrapent pas.
Les dirigeants américains, comme l’analyse excellemment le sénateur Ron Paul, candidat à la Maison Blanche (hélas, sans grands moyens), ont successivement commis les monstruosités de l’élimination du Shah d’Iran au profit de Khomeiny et de celle de Saddam Hussein sans l’ombre d’une solution de remplacement.
Les événements des derniers jours confirment ce que j’ai émis sur les enjeux de la crise libanaise et aussi les derniers propos que j’ai entendus sur France-Inter ce jour à 13 heures du premier ministre israélien Olmert sur la paix avec la Syrie.
Encore une fois, la vérité c’est que l’Iran voudrait, sur tout ou partie du Liban, un Etat totalement hezbollah, qui ne serait plus dépendant de la Syrie où tôt ou tard les Alaouites seront chassés du pouvoir par les sunnites majoritaires. Et voilà pourquoi, à court terme au moins, le Hezbollah ne prendra pas ou ne gardera pas le pouvoir. Ni la Syrie, ni Israël ni les Etats-Unis ne l’accepteront.
Mais voilà donc le Liban tenaillé entre la mainmise iranienne et le retour de la mainmise syrienne que naturellement Mr Kouchner a favorisé ; ce qui ne peut intriguer que les imbéciles.
Parmi ces imbéciles je compte tous ces éléments de l’extrême-droite française, collabos des syriens, comme certains proches et conseillers de Marine Le Pen qui sont allés à Damas se faire photographier sous les portraits des Assad père et fils.
On trouve aussi à Damas l’ineffable prosélyte gay et maçon Thierry Meyssan qui édite désormais là-bas ses brochures sur les attentats du 11 septembre 2001 à New-York perpétrés selon lui par la CIA, le Mossad ou les deux à la fois.
A l’occasion je traiterai ici ou ailleurs plus longuement de cette « syrian-connection » qui aura du souci à se faire si Israël conclue une paix avec la Syrie.
Mais pour l’heure on le voit, l’Iran qui n’est pas gouverné par des idiots avance intelligemment son pion hezbollah en sachant jusqu’où ne pas aller trop loin.
Mais si, à terme, la Syrie ne contrôle pas et ne désarme pas le Hezbollah, Israël inéluctablement décidera d’éliminer coûte que coûte le danger considérable que constitue pour sa sécurité une population et une véritable armée, petite mais ô combien dangereuse, totalement inféodées à l’ennemi iranien.
Et c’est alors que les choses pourront prendre, et pas seulement pour les Libanais, une tournure apocalyptique.

Le mois de mai est aussi le mois de Marie.
On visite, au Liban, au sanctuaire de Maghdouché la grotte où la tradition melkite assure qu’elle attendit son Fils qui prêchait non loin de là à Sidon (Saïda aujourd’hui).
Puisse-t-elle intercéder auprès de Lui pour que le Liban et toutes les dernières chrétientés d’Orient connaissent enfin la paix.

Prochaines réunions de Bernard Antony :

- à NICE le jeudi 29 mai 2008, conférence sur "néo-satanisme, art contemporain, Halde : faire face avec l'AGRIF !", à 18 heures à l'hôtel Splendide, 50 boulevard Victor Hugo. Conférence plus repas sur réservation au 04 93 84 12 57. L'entrée est à 6 euros. L'entrée et le repas sont à 32 euros.

- à MARSEILLE le vendredi 30 mai 2008, conférence sur "néo-satanisme, art contemporain, Halde : faire face avec l'AGRIF !" à 19 heures à la Chapelle Notre-Dame de l'Immaculée-Conception, 14 bis rue de Lodi, 13006.
Renseignements: 06 81 87 84 84. Entrée gratuite. Bernard Antony dédicacera ses livres.

Sénégal, Egypte, Tunisie : le gouvernement français accélère l’immigration musulmane

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(11 avril 2007 à Villepinte (UMP), Nicolas Sarkozy assiste à une "cérémonie d'entrée dans la nationalité française")

 

                                                                                           

 

1-     Sénégal, février 2008 :

                 

   Le Figaro du 27 février[1] rapportait : «  lundi à Dakar, un texte sur l'immigration, le ministre français chargé du dossier, Brice Hortefeux, a discrètement mis en place la première pièce d'une politique de quotas d'immigration. Le texte est un avenant qui met en musique l'accord de gestion concertée des flux migratoires, paraphé en septembre 2006 par Nicolas Sarkozy. »

                             

   Que contient ce texte ? L'ouverture du marché du travail français aux Sénégalais dans 108 métiers (le texte initial n’en contenait « que » 60), qualifiés ou non, ainsi que le déblocage annuel de  cinq millions d’euros d’aide au développement.

SOURCE : http://www.islamisation.fr/archive/2008/05/08/le-multicul...

                      

Besancenot chez Drucker... vu par Aramis.

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Dessin d'Aramis dans Minute...

Soixante-huitards, idiots utiles du capitalisme

Extrait d'une tribune d'Eric Zemmour :

"les soixante-huitards [...] réussirent dans la publicité, les médias, la communication. [...] Ils furent les fers de lance du nouveau capitalisme, qui reposait sur la consommation, et non plus sur l'épargne, l'hédonisme et non le puritanisme, l'individualisme et non plus la famille. [...] Dès 1978, Régis Debray montrait comment les libertaires soixante-huitards, en détruisant la famille patriarcale, la nation, l'Etat, les frontières, avaient abattu les derniers remparts à la domination du marché.

Avec beaucoup plus d'efficacité que les révolutionnaires soixante-huitards, les patrons du CAC 40 et leurs délocalisations, les technocrates de Bruxelles et de l'OMC, imposeraient partout la mort des frontières et l'affaiblissement des Etats. Et rétabliraient ainsi des taux de profit minés par l'inflation et la hausse des salaires.

C'est ainsi que nos « enragés de mai » jouèrent le rôle finalement peu enviable - mais très profitable à la carrière de ses figures les plus médiatiques - « d'idiots utiles » du capitalisme."

Michel Janva

SOURCE : http://lesalonbeige.blogs.com/

Beyrouth : l’hypothèse américaine

Il est impossible de comprendre les actions de l’administration américaine si l’on ne garde pas en tête sa volonté d’en découdre avec l’Iran, qui occupe dans la vision néoconservatrice la place de l’ennemi principal, de la clé de voute dont la suppression dégagerait d’un coup l’horizon.

Quel que soit l’avis que l’on puisse avoir sur la stratégie de l’opposition libanaise et le blocage persistant depuis 2006 de tout processus institutionnel, les derniers évènements de Beyrouth conduisent inévitablement à s’interroger sur les causes de cette nouvelle flambée de violences.

La décision soudaine prise par le gouvernement de déclarer hors la loi le réseau de communication de la résistance chiite, de limoger le directeur de la sécurité de l’aéroport et de contester la présence de quelques caméras vidéos sur le pourtour de l’aéroport de Beyrouth ne pouvaient être ressenties que comme des provocations par le Hezbollah et ses alliés, le mouvement Amal et les partisans du général Aoun.

Le réseau téléphonique du Hezbollah, partie intégrante de la chaine de commandement de la branche armée de la milice chiite, lui permet de garantir la confidentialité de ses communications - en temps de guerre comme en temps de paix - au grand dam, on s’en doute, des services israéliens et américains qui rêvent de casser ce mouvement de résistance qui persiste à s’opposer à leur vision d’un Grand Moyen Orient réduit à un ensemble d’états-clients dociles ne songeant pas à remettre en cause la suprématie et les intérêts de Washington et de son allié indéfectible dans la région.

Vouloir s’en prendre à ce dispositif stratégique pour l’organisation chiite ne pouvait que provoquer sa réaction et conduire aux affrontements auxquels nous assistons depuis trois jours.

Le Hezbollah, qui a prouvé sa valeur militaire en infligeant en 2006 à l’offensive israélienne une défaite aussi inattendue qu’humiliante, a comme on pouvait s’y attendre bousculé les milices organisées par les clans Hariri et Joumblat à coup de subsides américains et saoudiens. L’armée libanaise n’ayant pour sa part d’autre choix que de conserver une attitude de neutralité qui est le gage de sa survie.

Ce résultat prévisible amène à s’interroger sur les motifs de la décision des dirigeants de l’alliance du 14 mars. En faisant monter les enchères, ils ne pouvaient ignorer que la réaction du Hezbollah serait virulente et l’issue de la confrontation peu favorable à leur camp. Il est donc légitime de poser la question de l’origine de cette initiative.
(Lire la suite…)

SOURCE : http://fr.novopress.info

Pierre Simon

Jean-Louis Borloo, ès qualités de président du parti radical, « souhaite rendre hommage à Pierre Simon, l’homme de progrès et l’humaniste qui a consacré toute sa vie à l’amélioration de la condition humaine », qui a « su accompagner par ses actes et sa philosophie, l’évolution de notre société pour un avenir meilleur ». « Combattant inlassable aux côtés de Simone Veil et de Lucien Neuwirth pour faire évoluer notre pays en faveur du planning familial et de la contraception, il restera pour de nombreuses générations un homme de progrès. »

Pierre Simon, grand maître de la Grande Loge de France de 1969 à 1995, cofondateur du planning familial, est mort dimanche.

On trouvera ici (un grand merci à Philippe Edmond) quelques citations de ce haut personnage de la maçonnerie française.

Extraits (en commençant par l’affirmation claire et nette de la barbarie maçonnique, matérialiste, collectiviste et totalitaire, ouvertement revendiquée) :

« La vie comme matériau, tel est le principe de la lutte. La révision du concept de vie par la contraception transformera la société dans son intégralité [...]. Ce n’est pas la mère seule, c’est la collectivité tout entière qui porte l’enfant en son sein. C’est elle qui décide s’il doit être engendré, s’il doit vivre ou mourir. »

« La médecine doit façonner tous les jours un peu plus le visage et le destin des sociétés modernes. Cette intervention des médecins est rendue toujours plus nécessaire [...], les médecins, comme les autres scientifiques, doivent participer très concrètement au pouvoir. »

« La bataille de la contraception fut beaucoup plus longue et pénible que la lutte pour l’avortement. Une fois la contraception entrée dans les mœurs et reconnue par la loi Neuwirth, l’avortement fut examiné en son temps. L’avenir nous donna raison. Pour inverser une formule célèbre : nous avions gagné la guerre, il ne nous restait plus qu’à livrer une bataille. »

« Si vous retrouvez le texte de la Loi Neuwirth , où vous retrouverez des textes qui ont été plus libérateurs après comme celui de la Loi Veil lorsque nous avons eu à traiter de l’avortement, car ce fut aussi notre travail, vous trouverez que les attendus sont : physiologie, gynécologie libératoire dans la mesure où nous avons redéfini la gynécologie comme étant le refus de l’état donné et pour construire en même temps une physiologie avec un accompagnement mental. La femme, l’individu, reprenait conscience qu’il est le seul Maître de sa destinée en matière de vie et qu’il lui appartient de décider de donner ou de refuser la vie. C’est un choix qui implique une réflexion philosophique basée aussi sur la connaissance de la physiologie. »

« Tout ceci a commencé effectivement par l’accouchement sans douleur. Il a pu montrer, sur le plan philosophique, qu’il existe une interaction entre la sociologie et la physiologie humaine et que de là, transformant le concept de vie on en est arrivé justement à redéfinir la contraception qui était le premier acte. Elle fut suivie par la redéfinition de la sexualité qui n’était pas que procréatrice ce qui impliquait aussi un changement dans les mentalités donc une transformation de la population qui allait déboucher sur la révision de la Loi sur l’avortement avec Madame Veil. »

« J’ai été personnellement au Cabinet de Michel Poniatowski qui était ministre de la Santé , à la mort de Pompidou, où l’on préparait déjà la Loi qui devait devenir la Loi Veil. Giscard d’Estaing a effectivement pris à son compte cette loi, qui a été un des arguments majeurs de sa candidature. La loi sur l’avortement a été le point de départ d’autres dispositions de redéfinition du concept de vie. Cela nous a permis dans la suite de notre programme de passer à la procréation médicalement assistée ; il a fallu modifier un certain nombre de textes. Enfin avec notre ami le Sénateur Caillavet, mon Frère bien aimé, nous avons fait et créé l’association pour le droit de mourir dans la dignité. Cela impliquait que l’homme, depuis la naissance, depuis la conception jusqu’à la mort avait une participation dans laquelle son point de vue importait et prévalait sur celui des religions. »

« Dans la plupart des problèmes que nous envisageons ce sont les Frères de la Grande Loge de France qui ont été à l’origine des transformations législatives. »

Si on lit le nouveau livre de Xavier Martin, Régénérer l'espèce humaine. Utopie médicale et Lumières, on sera frappé de constater que ce que dit Pierre Simon sur la médecine et la physiologie vient directement des « philosophes » des « Lumières ». Comme disait samedi Sarkozy, « nous ne devons pas oublier l’humanisme et le philanthropisme du siècle des Lumières »...

SOURCE : http://yvesdaoudal.hautetfort.com

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