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14.05.2008
Beyrouth : l’hypothèse américaine
Il est impossible de comprendre les actions de l’administration américaine si l’on ne garde pas en tête sa volonté d’en découdre avec l’Iran, qui occupe dans la vision néoconservatrice la place de l’ennemi principal, de la clé de voute dont la suppression dégagerait d’un coup l’horizon.
Quel que soit l’avis que l’on puisse avoir sur la stratégie de l’opposition libanaise et le blocage persistant depuis 2006 de tout processus institutionnel, les derniers évènements de Beyrouth conduisent inévitablement à s’interroger sur les causes de cette nouvelle flambée de violences.
La décision soudaine prise par le gouvernement de déclarer hors la loi le réseau de communication de la résistance chiite, de limoger le directeur de la sécurité de l’aéroport et de contester la présence de quelques caméras vidéos sur le pourtour de l’aéroport de Beyrouth ne pouvaient être ressenties que comme des provocations par le Hezbollah et ses alliés, le mouvement Amal et les partisans du général Aoun.
Le réseau téléphonique du Hezbollah, partie intégrante de la chaine de commandement de la branche armée de la milice chiite, lui permet de garantir la confidentialité de ses communications - en temps de guerre comme en temps de paix - au grand dam, on s’en doute, des services israéliens et américains qui rêvent de casser ce mouvement de résistance qui persiste à s’opposer à leur vision d’un Grand Moyen Orient réduit à un ensemble d’états-clients dociles ne songeant pas à remettre en cause la suprématie et les intérêts de Washington et de son allié indéfectible dans la région.
Vouloir s’en prendre à ce dispositif stratégique pour l’organisation chiite ne pouvait que provoquer sa réaction et conduire aux affrontements auxquels nous assistons depuis trois jours.
Le Hezbollah, qui a prouvé sa valeur militaire en infligeant en 2006 à l’offensive israélienne une défaite aussi inattendue qu’humiliante, a comme on pouvait s’y attendre bousculé les milices organisées par les clans Hariri et Joumblat à coup de subsides américains et saoudiens. L’armée libanaise n’ayant pour sa part d’autre choix que de conserver une attitude de neutralité qui est le gage de sa survie.
Ce résultat prévisible amène à s’interroger sur les motifs de la décision des dirigeants de l’alliance du 14 mars. En faisant monter les enchères, ils ne pouvaient ignorer que la réaction du Hezbollah serait virulente et l’issue de la confrontation peu favorable à leur camp. Il est donc légitime de poser la question de l’origine de cette initiative.
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SOURCE : http://fr.novopress.info
10:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chateauroux, deols, le poinconnet, clavieres, jean verdon, etrechet


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