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31.03.2008

Aggravation du déficit public et de la dette de l’Etat en 2007

Bercy vient de chiffrer le déficit public en 2007 à 50,3 milliards d’euros, soit 2,7% du PIB. En juillet dernier, devant les ministres des finances de l’Union européenne, le président de la République s’était engagé à ce qu’il reste identique à celui de 2006 (2,4%)…

Après le déficit record de 2003 (4,1%) qui mettait la France en dehors des clous de Maastricht, les trois dernières années avaient vu l’amélioration des comptes de l’Etat. 2007 les plombe de nouveau. Pendant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait promis un retour à l’équilibre en 2010. Puis, sagement, en 2012 quelques mois plus tard…

Les révisions à la baisse des objectifs de croissance de notre économie, les incertitudes sur la conjoncture mondiale et la crise du système bancaire international rendent cet objectif chimérique.

En 2007, la dette de l’Etat s’établit à 64,2% du PIB, nettement au-dessus des critères de Maastricht. C’est en 2003 que le seuil des 60% a été dépassé pour la première fois.

Au lieu de s’attaquer aux deux causes principales du déficit, à savoir la hausse des dépenses de fonctionnement de l’Etat (12 milliards d’euros l’an dernier, soit une hausse de 3,6% nettement supérieure à l’inflation) et une ruineuse politique d’immigration, dont le solde négatif vient d’être évalué par contribuables associés à 26 milliards d’euros pour 2007, le gouvernement préfère pointer du doigt le déficit des collectivités locales (7,2 milliards d’euros), feignant d’ignorer que ce dernier est essentiellement dû aux transferts massifs des dépenses de l’Etat vers ces collectivités.

Pour boucher les trous dans l’urgence, le gouvernement s’apprête à procéder à un nouveau dépeçage des actifs de l’Etat. Déjà sur les rails : la vente de 2,5% du capital d’EDF et la privatisation d’Areva, une entreprise publique spécialisée dans le nucléaire.

En matière de restriction budgétaire, la Défense devrait une nouvelle fois faire les frais de la politique gouvernementale. C’est le sens de la récente annonce par Sarkozy de la prochaine mise à la casse d’un tiers de la force de dissuasion française.

Comme le dit sans rire Eric Woerth, le ministre du Budget : « Certes, les déficits français sont trop importants. On n’arrête pas de le dire mais on n’arrête pas aussi d’essayer de les combattre. »…

Quand le gouvernement arrêtera-t-il d’essayer ?

Henri Dubost pour Novopress


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