17.07.2009

Qui connaît Michaël Joseph Jackson ?

Michael JacksonEn 1980, l’assassinat de John Lennon avait marqué la fin définitive des illusions pacifistes et égalitaristes de la génération d’après-guerre. La mort de Michael Jackson est concomitante de la plus grave crise qu’ait connue un système économique, qu’il a incarné jusqu’à la caricature. Le plus grand vendeur de disques de l’histoire a en effet achevé sa carrière noyé dans un océan de dettes, qui a également englouti l’économie américaine et mondiale mais ne l’en a pas pour autant désintoxiquée.

Michael Jackson a passé sa vie dans un monde imaginaire où Peter Pan s’est perdu, culte de l’enfance et pédophilie mêlés, à l’unisson d’un nouvel homme occidental qui refuse de grandir et d’assumer sa virilité.

Il s’était acharné à dépigmenter sa peau ; avait coupé son nez épaté ; transformé son corps en un chantier, prêtre sacrificiel d’une religion du métissage qui nie les races mais voit des racistes partout. Il était devenu le roi talentueux d’une musique rock qui s’était dépouillée de ses origines contestataires – le combat des Noirs pour l’égalité, puis la parodie de révolution des années 60, qui avait permis aux enfants de la bourgeoisie de détruire les derniers obstacles au règne absolu du marché : famille, patrie, patriarcat, hiérarchisation culturelle et morale.

Débarrassé de ses « archaïsmes », le capitalisme de séduction avait pu donner toute sa mesure. Il s’était étendu au monde, avait bombardé les cultures indigènes à partir de ses B-52’s médiatiques ; une sexualité ostentatoire concrétisée par la main entre les jambes qu’arborait Michael Jackson, lui servait de marqueur puéril de la « liberté », mais suffisant pour séduire une jeunesse mondiale déculturée.

Les monstres magnifiques de Thriller annonçaient à une classe moyenne occidentale fascinée par ce spectacle morbide son cruel déclassement social et historique.

Eric Zemmour in Le Figaro du 03 juillet 2009

SOURCE : http://fr.novopress.info

14.05.2009

Immigration : il est temps d’appliquer le principe de précaution

Chaque année depuis 2002, une ou plusieurs lois nouvelles sont votées. Sans parvenir à changer la donne : selon les statistiques officielles, il y eu 201.564 entrées légales en 2003 et 180.376 en 2007. Un changement cosmétique et pourtant dénoncé à grands cris par le lobby immigrationniste. La question qui se pose est donc la suivante : arrêter l’immigration est-il possible ?
La réponse est clairement oui: mais à conditions de revenir au réel et de changer de paradigmes idéologiques

Image Hosted by ImageShack.usEn finir avec le déni de réalité

Le 20 avril 2009, Christian Estrosi, qui s’apprête à faire voter une loi (une de plus !) sur les bandes, répond à une interpellation de Jean-Michel Apathie sur RTL à propos du lien immigration et délinquance. Poussé dans ses retranchements par le politiquement correct, le député sarkozyste répond : « Il n’y a pas de lien entre immigration et délinquance. Je m’y refuse. » (1) Or il ne s’agit pas d’une question d’opinion mais d’une question de fait ! Et lorsqu’un jeune Blanc est tabassé dans un bus et qualifié de « sale Français de merde », nul ne s’en émeut. Sauf pour dénoncer, non les faits, mais la mise en ligne sur Internet de la vidéo qui les montre !

En finir avec les mensonges statistiques

Du 1er janvier 1999 au 1er janvier 2006, l’INSEE a régulièrement annoncé un « solde migratoire » inférieur à 90.000 personnes par an, accréditant ainsi l’idée que l’immigration était relativement maîtrisée. Et puis, en publiant son bilan démographique 2008 (2), l’INSEE a introduit une donnée nouvelle : 660.000 personnes supplémentaires en sept ans classées sous la rubrique « Ajustement ». En clair, sept ans de suite l’immigration a été sous-estimée de 100.000 personnes par an (3) !

(Lire la suite…)

06.05.2009

Impressions sur la manifestation du 1er mai.




Nous avons suivi le défilé parisien du 1er mai qui s’est déroulé entre la place Denfert-Rochereau et la place de la Bastille.
Manifestation unitaire, les confédérations syndicales étaient toutes représentées : C.G.T., C.F.D.T., C.F.T.C., F.O., U.N.S.A., U.N.E.F., F.S.U., Union syndicale solidaires. Les manifestants furent nombreux mais moins que lors de la manifestation du 19 mars dernier, il est à relever que les entreprises privées ne furent que marginalement représentées alors que leur présence constituait le fait nouveau des précédentes manifestations. Les manifestants ne relevaient pratiquement que du secteur public ou para-public auquel s’ajoutait un fort contingent de retraités C.G.T. La participation des jeunes fut relativement faible, la représentation de la F.I.D.L. (les lycéens) fut très limitée. Le 1er mai historique qu’espéraient les syndicats ne fut pas au rendez-vous.
Les partis politiques de gauche furent présents mais globalement discrets, postés en points fixes sur les trottoirs, leurs ténors firent acte de présence le temps d’une photographie. Les communistes furent représentés par un stand de l’Humanité, le Parti de Gauche était également là et les socialistes furent présents surtout rue Soufflot et près de l’Institut du Monde arabe, ce qui leur va assez bien. Ces derniers ne purent s’empêcher de faire de la propagande pour leur liste aux européennes emmenée par la bouture socialiste et faux pote Harlem Désir. Le N.P.A. (O. Besancenot) qui se devait de phagocyter cette manifestation s’était mobilisé en compagnie d’une escouade de Lutte Ouvrière.
Les manifestants arboraient principalement deux autocollants portant les slogans : « Casse toi, pov’con » et « Rêve générale (sic) » Le premier slogan dénote une politisation de ces manifestations relevant normalement du social et un mépris du suffrage universel, le second démontre bien que ce mouvement baigne dans un idéalisme utopiste et dans un rêve doucereux bercé d’effluves de joints.
Il est de tradition dorénavant que, tout le long du parcours de ces manifestations, de multiples organisations fassent le trottoir pour y vendre leurs charmes idéologiques. Parmi celles-ci, nous avons relevé les Tigres Tamouls qui étaient remarquables par leur effectif, puis pêle-mêle nous avons noté la présence de représentants de quelques établissements scolaires, de plusieurs mouvements de sans papiers, de Kurdes, de Chiliens, d’un mouvement pro-cagoule, du Parti de la décroissance, de mouvements féministes, de militants pour le développement de l’espéranto, du mouvement Utopia, de la Ligue des droits de l’homme, de S.O.S. racisme, de mouvements maghrébins, du Front de Gauche pour changer l’Europe, du F.R.A.P. ou Festival des Résistances et des Alternatives à Paris, de militants en faveur du droit de vote et d’éligibilité des résidents non-communautaires aux élections municipales et européennes, du groupe Europe écologie, de deux militants de Riposte antifasciste (devant une banderole prônant l’interdiction du F.N. et du M.N.R.), de militants pour les victimes de l’agent orange, d’activistes en faveur d’Yvan Colonna., etc. Le mouvement le plus sympathique, à notre humble avis, était représenté par les Vietnamiens qui manifestaient pour plus de démocratie dans leur pays. Par contre, nous n’avons relevé aucune trace de mouvements pro-palestiniens. Un ou deux drapeaux français étaient noyés dans un florilège de banderoles, la manifestation n’avait rien de patriotique. C’était un condensé de mondialisation.
Bref, tout ceci fut un grand melting pot, un agglomérat sans structure rassemblant des individus sans communauté d’intérêt, dont certains trouvaient spirituel de montrer leurs fesses au public ! Nous avons remarqué que ce genre de manifestations était une bonne occasion pour les militants anti-capitalistes de faire des affaires, vous aviez le choix entre acheter du muguet, des boissons, des sandwichs, des merguez (halal bien sûr), des tee-shirts, des livres, des journaux, des brochures , etc., l’anticapitalisme rimait bien ici avec opportunisme !
Nous avons eu l’impression que tous ces militants venaient faire la fête révolutionnaire, pardon la « teuf » pour parler comme Jacques Lang, le temps d’une manifestation, à condition qu’il fasse beau et, pour les bourgeois gauchos, que le socialisme concerne les portefeuilles des autres. Nous avons remarqué la présence de militants abonnés aux manifestations, telles celles du 29 janvier et du 19 mars, à l’image de l’incontournable syndicaliste C.G.T. de la R.A.T.P. monté sur un véhicule et arborant un simple string et une petite cape.
En définitive, nous avons assisté à un défilé du 1er mai de professionnels de la « manif », les fonctionnaires de la banderole et du tractage syndical étaient bien présents, mais l’ambiance était somme toute assez terne comme s’ils sacrifiaient à une simple obligation de manifester.
En conclusion, nous sommes persuadés que cette composition sociologique de syndicalistes mâtinés d’esprit post soixante-huitard et de bobos gauchistes de tout acabit fait plus craindre la multiplication des violences physiques et des mouvements de grève extrêmement durs et totalement irréalistes qu’une révolution qui demande un minimum d’organisation et de réalisme.
Les souhaits de certains que les organisations syndicales lancent un mot d’ordre de grève générale illimitée, s’ils devaient se réaliser, ne feraient qu’enfoncer un peu plus la France dans la crise et illustrent l’aveuglement idéologique des manifestants, totalement déconnectés de la réalité économique.
L’appel à la grève générale serait de toutes façons voué à l’échec.




Louis CHAGNON, Vice-président de l’Institut du pays libre, 2 mai 2009

SOURCE : http://bernard-antony.blogspot.com

11.04.2009

Où en est la natalité française ?

Par Robert Spieler

Délégué général de la

Nouvelle Droite Populaire

 

images.jpgLes chiffres communiqués par l’INSEE autorisent certains commentateurs à plastronner : 834 000 naissances recensées en France en 2008 pour une population de 64,3 millions d’habitants, soit un taux de fécondité de 2,02 enfants par femme. On considère que le taux de fécondité doit se situer à 2 pour permettre le renouvellement des générations et éviter ainsi qu’un pays se dépeuple. L’Allemagne, l’Italie et l’Espagne présentent des chiffres catastrophiques de l’ordre de 1,3/1,5. D’ici 50 ans, la population de ces pays aura diminué de moitié si un redressement radical n’a pas lieu. La nature ayant horreur du vide, on en devine les conséquences… Notons qu’un pays tel le Japon se retrouve dans la même configuration dramatique.

 

Pour ce qui est de la France, le chiffre de 2,02 cache malheureusement une situation des plus dangereuses.

 

Ce ne sont pas les Françaises qui ont un taux de fécondité de 2,02, mais, nuance, les femmes accouchant en France.

 

Les femmes asiatiques (qui n’ont pas encore la nationalité française, mais vivant en France) ont une fécondité de 2,7.

 

Les femmes maghrébines de 3,4, les Turques de 3,7 et les Africaines de 4,3.

 

Si l’on ne considère que les femmes de nationalité française, on tombe à 1,8 et à 1,7 si l’on prend les femmes nées françaises, quelle que soit leur origine. En d’autres termes, la substance même de notre peuple est en train de se modifier. Inutile de relever que la départementalisation de Mayotte va y contribuer et que la prédiction menaçante de Boumedienne en 1974 à la tribune de l’ONU (« Nous vous vaincrons par le ventre de nos femmes ») risque plus que jamais de se réaliser.

 

Que faire ?

 

L’exemple des mesures prises par le régime communiste d’Allemagne de l’Est, dans les années 1970, nous montre que des décisions vigoureuses ont un effet immédiat en terme de natalité. Alors que les deux Allemagne s’enfonçaient déjà dans la dénatalité, l’Allemagne de l’Est prit des mesures puissamment incitatives qui amenèrent le taux de natalité à se relever fortement alors que celui de l’Allemagne de l’Ouest continuait à se dégrader.

 

Une politique ultra-volontariste doit être mise en œuvre d’urgence en France et en Europe, en réservant bien sûr les aides aux seuls Européens.

 

Elle passe par une véritable Révolution Nationale et Européenne permettant à nos peuples de reconquérir leur terre, de sauver leur identité et de préserver l’héritage de nos ancêtres.

 

SOURCE : http://synthesenationale.hautetfort.com

24.03.2009

Benoît XVI : le révélateur du pays libre catholique

Loin de désespérer les catholiques sincères et au-delà, tous les hommes épris de vérité et de liberté, la déferlante contre Benoît XVI constitue l’occasion d’une triple prise de conscience libératrice, politique, médiatique et religieuse. On peut y discerner en effet trois phénomènes convergents :

- Celui d’un énorme terrorisme médiatique issu de ce que l’on peut appeler les lobbies ou mieux encore les états confédérés de la haine contre la morale judéo-chrétienne du Décalogue. On y observe ainsi dans une sorte de compétition de vindicte les princes du monde médiatique s’exprimant aussi bien dans un hebdomadaire scatologique que dans les quotidiens de la nouvelle « bien-pensance ». C’est à qui tronquera et déformera de la manière la plus perfide ou injuriera de la manière la plus grossière.

- Celui d’un alignement politique de la fausse droite à l’extrême gauche dans l’exécration de l’autorité morale du pape, de son devoir et de son droit de rappeler dans la charité pour les personnes et les peuples – libre à eux de l’écouter – dans le respect du Décalogue, les chemins de la liberté et des choix entre le bien et le mal, le vrai et le faux. Dans ce conglomérat venimeux les pires sont ceux qui avec la morgue pleine de suffisance d’un Juppé ou le total manque de vergogne d’une Morano s’affirment catholiques au mépris absolu de ce qu’est la religion dont ils se revendiquent par dérisoire habileté politicienne.
Que dire encore de la citoyenne ministre franco-sénégalaise et musulmane Rama Yade qui pour sa part oublie totalement de considérer comment dans son islam on traite du droit des femmes, du respect des homosexuels, et de la compassion pour les malades du sida ?

- Celui d’un triste état de déliquescence du pays légal catholique où sauf exception de quelques évêques et journalistes courageux, le pape, de fait, est trahi. Soit qu’il soit désavoué plus ou moins doucereusement avec les mots d’une fétide tiédeur dans un hypocrite soutien de pure forme, soit qu’on ne se prive point de l’expression de l’acrimonie, du fiel et de la haine dans des publications telles que La Vie ex-catholique, rachetée par le capitalisme de gauche. On mesure aussi le mélange de frilosité et de maladresse dans la communication, le peu de nerf dans la réplique des institutions catholiques fidèles. Mais en revanche, s’éveille et réagit de plus en plus ce que l’on peut appeler le pays libre catholique qui désormais a pris conscience de la désinformation et de la haine de la nomenklatura politico-médiatique hostile à son Eglise, à son pape et à sa foi. Sous le bombardement, Benoît XVI accomplit ainsi une grande œuvre de restauration et de libération spirituelle et culturelle.

14.03.2009

Enfance massacrée :

6783-20090219.jpgLe tueur de Winnenden était un fanatique de jeux vidéo violents

 

Les drapeaux étaient en berne jeudi et l’effroi palpable dans toute l’Allemagne après le massacre de 15 personnes – neuf élèves et trois professeurs – dans un collège du sud-ouest du pays.

Dans la petite ville de Winnenden, à 20 km de Stuttgart, un ancien élève de 17 ans, Tim Kretschmer, a fait irruption mercredi matin dans une salle de classe, tuant huit filles, un garçon et trois enseignantes. Il a ensuite abattu trois autres personnes lors de sa fuite, avant de se suicider après un échange de coups de feu avec la police. Une enseignante est morte en couvrant le corps d’un de ses élèves et une autre s’est précipitée pour verrouiller une porte au nez du tireur sauvant probablement la vie de plusieurs de ses élèves.

Comme pour le tueur de la crèche de Belgique, il y a deux mois, comme pour Romain qui avait assassiné sauvagement deux infirmières à Pau, décapitant l’une d’elles, comme Robert Steinhaüser, auteur du carnage d’Erfurt, l’adolescent allemand était un fanatique de jeux vidéo violents. Il passait des journées entières assis devant son écran à tuer, décapiter, égorger, mitrailler en masse des ennemis virtuels.

Il était grand amateur de jeux vidéo « killers » qui préconisent le meurtre ou le massacre pour devenir le « maître du jeu ». Sans doute la seule pratique de ces jeux vidéo n’a pas suffi à faire de Tim Kretschmer le massacreur de Winnenden. Mais si la pratique frénétique des jeux vidéo violents crée des dommages certains sur les adolescents sains, elle est désastreuse et à hauts risques chez les sujets fragiles.

Tim Kretschmer avait été suivi à plusieurs reprises dans une clinique psychiatrique pour troubles dépressifs graves. Il devait poursuivre un traitement à domicile qu’il n’a pas suivi. A la place, ses parents, d’un « milieu aisé et évolué » nous dit-on, le laissaient assis toute la journée devant son ordinateur. Il a eu accès aux armes de son père qui était un collectionneur mais qui conservait ses calibres sous clef. Tim est parvenu à se procurer le Beretta et 200 cartouches, à l’insu de son père.

Les enquêteurs ont saisi l’ordinateur du tueur : « Nous y avons trouvé des jeux vidéo typiques de ce genre de forcené y compris le jeu Counter-strike », a indiqué un responsable de la police locale. Jeu ultraviolent et giclant d’hémoglobine dans lequel il s’agit de comptabiliser le plus grand nombre de morts.

Tim Kretschmer qui était aussi un grand amateur de films d’horreur avait respecté tout un « protocole », s’habillant d’une combinaison noire et se préparant comme un « combattant des ténèbres ».

Les députés européens ont demandé au lendemain de la tuerie que l’accès des enfants aux jeux vidéo violents ou leur vente aux mineurs soit mieux sanctionnés en Europe. Dans un rapport préparé de longue date et qui a bénéficié du coup d’une écrasante majorité, le Parlement européen demande qu’une stratégie commune soit élaborée au niveau européen. Prévoyant des « sanctions sévères » pour les détaillants qui vendraient des jeux pour adultes à des mineurs. Ou pour les propriétaires de cybercafés qui permettraient à des enfants de jouer à des jeux inadaptés à leur tranche d‘âge.

Mais le tueur de Winnenden disposait de ses jeux à domicile. Et restait toute la journée seul dans sa chambre face à ces scénarios d’horreur. Un traitement radical. Pour l’esprit et pour l‘âme. C’est une sorte de robot, d’entité déshumanisée, de monstre froid et vide, d’enfant lui-même « massacré » depuis longtemps, qui est sorti de sa chambre ce jour-là pour faire le plus grand nombre de morts possible.

CAROLINE PARMENTIER

 

13.03.2009

Le FN va t-il disparaître ?

 

Européennes à haut risque

Arnaud Folch, le 12-03-2009
SIPA
C’est en perte de vitesse électorale, divisé et endetté que le Front national aborde sa convention européenne des 14 et 15 mars à Arras et le scrutin du 7 juin. Mais la crise peut être sa  bouée  de sauvetage.

Bing !, bing !, bing ! C’était quelques jours avant la convention européenne du FN, ce week-end à Arras. Installé dans son bureau du “Carré” de Nanterre, le nouveau siège frontiste, café, iPhone et paquet de cigarettes posés devant elle, Marine Le Pen mime un boxeur groggy pris sous les coups de ses adversaires. « Ça, des coups sur la tête, on peut dire que j’en ai pris ! », lâche-t-elle, le sourire un peu las. On le serait à moins.

Un jour c’est Carl Lang, l’ancien secrétaire général du FN, candidat dissident contre elle dans le Nord-Ouest : « Je n’ai plus aucune confiance, ni politique ni humaine en Marine Le Pen », écrit-il aux militants. Un autre jour, c’est l’es­sayiste­ ex-communiste Alain Soral : « Chaque fois que quelque chose se passe mal au FN depuis deux ans, chaque fois qu’un conflit l’affaiblit, qu’un départ contribue un peu plus à le détruire, la responsable, c’est Marine », lance-t-il lors de la conférence de presse annonçant son départ du FN. Le jour suivant, c’est ­Jean-Claude Martinez, ancien compagnon de route “historique” de Le Pen : « Ma­rine, déclare-t-il, est en train de détruire le parti. » Un incessant procès en légitimité que résume bien Christian Baeckeroot, autre grognard du lepénisme devenu farouche “antimariniste” : « Au fond d’elle-même, affirme-t-il, Marine n’a jamais été de notre famille de pensée. »

Les coups ont-ils porté ? Assurément. « C’est brutal, c’est dur », concède-t-elle. Un temps, puis : « Mais si on ne peut pas supporter, on fait autre chose… Enfin, ce que je subis n’est rien par rapport à ce qu’a connu Le Pen » (qu’elle appelle par son nom). Estimant « injuste » l’accusation de “pistonnée” qui lui est faite, elle rappelle ses résultats aux législatives de 2007 et aux municipales de 2008 à Hénin-Beaumont (Nord) : respectivement 41,7 % et 28,8 % au second tour – à chaque fois le meilleur score du Front.

Concernant la succession de Le Pen, les chiffres, là encore, plaident pour elle : sondés par l’Ifop (Valeurs actuelles du 11 septembre 2008), 76 % des sympathisants FN – plus des trois quarts ! – la plébiscitent pour pren­dre, le jour venu, la suite de son père ; con­tre seulement 14 % pour Bruno Gollnisch et 7 % pour Carl Lang. Concernant la “solidité” de sa ligne politique, elle s’est défendue dans le Figaro : « Certains partent parce que je ne suis pas assez radicale, comme M. Lang et ses amis, d’autres parce que je le suis trop, comme M. Soral. Je pense donc être sur la bonne ligne, celle d’une fermeté qui allie le sens de la justice. » Selon Louis Aliot, secrétaire général du FN et proche entre les proches de la fille du chef, « l’offensive menée par les “dissidents” est en réalité dirigée contre Le Pen lui-même, mais ils n’osent pas l’attaquer ». « Ils pensaient que Le Pen prendrait sa retraite après 2002 et ils s’étaient déjà partagé les postes, ajoute Marine. Mais il a continué, j’ai émergé, et tous leurs plans se sont effondrés. »

Directeur du Centre d’étude de la vie politique française (Cevipof), Pascal Perrineau n’est pas loin de penser la même chose : contrairement à l’affrontement Le Pen-Mégret de 1998, qu’opposaient de « vraies discussions de fond sur la stratégie et les axes programmatiques », cette guerre intestine n’est rien d’autre, selon lui, qu’une « bataille de chiffonniers pour tenter de capter un héritage ». Lequel, ayant « beaucoup rétréci », cristallise d’autant les passions…

Le paradoxe n’est donc qu’apparent. Il n’empêche : c’est un parti en crise que se disputent, avec une incroyable ­âpreté,­ ceux-là mêmes qui prétendent un jour en prendre la tête. Divisions intestines, d’abord : outre Lang, Soral et Martinez, des dizaines d’autres élus et cadres ont déserté le parti depuis un mois. Graves problèmes financiers, ensuite : n’étant toujours pas parvenu à revendre le “Paquebot”, son ancien siège de Saint-Cloud, ni à apurer ses dettes, le FN vient, de plus, d’être condamné à verser près de 7 millions d’euros à son ancien imprimeur, l’euro­député sortant Fernand Le Rachinel, lui aussi entré en dissidence.

Désaffection généralisée, enfin : militante (30 000 adhérents contre le double il y a dix ans), dans les urnes (10,4 % à la présidentielle, 4,7 % aux législatives, 5,8 % aux municipales) et dans les sondages (6 % pour les européennes). « Le Front national apparaît plus affaibli que lors de la scission mégrétiste, estime Jérôme Fourquet, directeur adjoint de l’Ifop et auteur d’une étude sur l’électorat frontiste. Même chez ses sympathisants, démotivés, l’envie d’en découdre s’est tarie. Le FN n’est plus le levier si efficace pour faire “turbuler” le système qu’il a été. » Résultat : selon l’institut, seuls 65 % des électeurs de Le Pen à la présidentielle s’apprêteraient à voter pour ses listes lors des européennes (voir graphique ci-dessus).

Après presque quarante ans d’exis­tence – contre sept seulement pour l’UMP, deux pour le MoDem et tout juste un mois pour le NPA de Besancenot –, le Front national est aujourd’hui, après le PC – lui aussi en crise –, le doyen des “grands partis”. Figé sur ses vieux dogmes, il ne “parle” plus aux Français : c’est l’opinion de Bruno Larebière, rédacteur en chef de Minute, et personnalité influente de la “droite nationale”.

Dans un entretien à Monde et Vie qui a beaucoup circulé sur Internet, celui-ci juge sévèrement le surplace du vieux parti : « Le discours frontiste étant toujours le même – sur le thème “on l’avait annoncé” –, sans déboucher sur des propositions concrètes et innovantes, il lasse, explique-t-il. À force d’être ­répété de la même manière, avec les mêmes mots et les mêmes slogans négatifs (“contre” l’immigration, “contre” l’insécurité…), le discours n’est plus entendu. » Et de conclure par cette salve : « On ne sait plus pour quoi est le FN et on se demande même parfois s’il le sait lui-même. »

Selon Larebière, cet immobilisme se vérifie jusqu’aux slogans choisis (par Marine Le Pen) pour la campagne européenne : “Mon emploi avant l’Europe”, “Mon identité avant l’Europe”, etc. « Autant “avant leur Europe” [le slogan initialement prévu, NDLR] permettait de développer une dialectique contre les “technocrates de Bruxelles” ou “l’euromondialisme” – pour utiliser la phraséologie frontiste – tout en laissant la porte ouverte à une autre forme d’organisation de la construction européenne, autant “avant l’Europe” n’ouvre strictement aucune possibilité de proposer une autre Europe. »

De la même manière, certains, jusque chez ses (toujours) fidèles, reprochent à Le Pen d’avoir « remis sur la table », dans son “plan d’urgence anticrise”, sa proposition de « retour au franc ». « C’est obsolète et inaudible, confie l’un d’eux. Aujourd’hui, l’euro n’est plus le pro­blème des Français. Depuis la crise, beaucoup d’entre eux sont même convaincus ­qu’avec le franc, cela aurait été pire. »

Longtemps si habile pour décrypter, avant tous les autres, les inquiétudes et attentes de l’opinion, le président du Front national, 80 ans, aurait-il perdu son flair – et la main ? « Il y a une perte de confiance du peuple envers les institutions, persiste-t-il. Le rôle du FN, c’est de s’adapter aux besoins, pas au goût » (lire pages suivantes). Pour autant, nom­breux sont ceux à en être convaincus : « Le FN est mort. » C’est ce que répète Nicolas Sarkozy à ses proches. C’est aussi l’avis de Jacques Bompard, le maire d’Orange, passé du Front au Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers : « Le Pen représente le désespoir et l’échec, dit-il. Le FN, c’est le passé »

Sans aller jusque-là, le politologue Pascal Perrineau le prédit cependant dans Libération : « Le parti aura, cette fois, le plus grand mal à revenir au premier plan. » Et puis, quand bien même survivrait-il, comment son candidat, quel qu’il soit, pourrait-il, avec si peu d’élus, passer le cap des 500 signatures pour concourir lors de la prochaine présidentielle ?

« Petit bonhomme pas mort », veut cependant croire Le Pen, qui « espère » atteindre les 10 % le 7 juin prochain (contre 9,7 % en 2004). « D’ici là, prédit-il, je n’exclus pas une apocalypse financière et sociale en Europe. Or, la crise actuelle est celle d’un système que nous n’avons cessé de dénoncer. Seuls contre tous. Et cela, les Français le savent. » Louis Aliot en est de même convaincu : « Nos électeurs qui ont voté Sarkozy en 2007 vont revenir vers nous. »

Les sondages, pour l’heure, dressent le constat d’un impressionnant décro­chage du chef de l’État parmi les sympathisants FN (– 65 points en deux mois selon notre baromètre Isama-Valeurs actuelles !). Mais on est loin, encore, du retour au bercail attendu. Même le “noyau dur” tangue : plus d’un tiers des électeurs de Le Pen à la présidentielle prévoient, aujourd’hui, de voter pour des listes concurrentes aux euro­péennes. Mais il reste trois mois…

“Ça bouge. Ceux qui ont voté Sarkozy nous disent : on s’est fait avoir.”

« On sent déjà que ça commence à bouger, assure Marine Le Pen. Les gens qui ont voté Sarkozy nous disent : “On s’est fait avoir.” Nous recevons beaucoup de mails. » Pour preuve, elle se lève, puis va chercher les derniers arrivés dans le bureau d’à côté. Parmi eux, les courriers de Malik, 24 ans, « musulman pratiquant », d’Audrey, 21 ans, « étudiante en école de management et de marketing à Paris » ou encore de Benjamin, 22 ans : « J’ai commencé à m’intéresser à la politique il y a deux-trois ans, témoigne-t-il. Lors de la présidentielle, j’ai voté Sarkozy aux deux tours, pensant bêtement qu’il était le Le Pen light. Je trouvais à l’époque le programme de Sarkozy moins radical que celui du FN. Je trouvais que c’était mieux […]. Je pense aujourd’hui que s’il existe encore un parti en France qui peut arrêter ce système destructeur, ça ne peut être que le FN. »

Financièrement, le Front national, même exsangue, va pouvoir mener campagne (presque) sereinement. Un accord avec sa banque, la Société générale, a été trouvé : en échange d’un nouveau prêt, celle-ci a pris une ­garantie bancaire sur le Paquebot. Le FN a dix-huit mois pour vendre son ancien siège et rem­bourser sa dette.

Une situation enviable comparée à celle des listes dissidentes annoncées par Carl Lang et ses amis : « Il y a de très fortes probabilités que nous ne présentions qu’une liste, dans le Nord-Ouest, peut-être deux », concède un proche de Lang. Crédité d’à peine 0,5 % des voix, la barre des 3 % – lui permettant d’être remboursé de ses frais de campagne (300 000 euros minimum par région) – sera, il le sait, quasi impossible à atteindre. Malgré la vingtaine de conseillers régionaux qui le soutiennent. « Mégret lui-même s’était cassé les dents, ce n’est pas Lang qui y parviendra », affirme Louis Aliot – que plusieurs sondages donnent élu dans sa région du Sud-Ouest.

Reste que les élections européennes, après l’avoir fait émerger en 1984 (11 % des voix), n’ont jamais été, depuis, un scrutin porteur pour le Front national. C’est même un scrutin piège : victime de l’abstention de ses électeurs et de la concurrence des listes souverainistes – Villiers notamment (lire entretien page 20) –, le FN y a stagné, et même régressé en vingt-cinq ans. La crise actuelle et les inquiétudes qu’elle fait naître peuvent, certes, lui fournir un inespéré carburant et lui permet­tre, pour la première fois depuis 1984, de faire mieux qu’aux législatives précédentes (4,7 % il y a deux ans).

Mais c’est la conjoncture elle-même, et le climat au moment du vote, qui en décideront. Plus que le FN lui-même. Un peu comme si, pour ces euro­péennes, le Front national était d’abord spectateur de son destin. À moins de 6 % (son score de 1999), c’est le chaos ; à plus de 10 %, le rebond. Son avenir se jouera donc, en grande partie, le 7 juin prochain. Avec la crise pour ­arbitre. Et une grosse épée de Damoclès au-dessus de la tête.

06.03.2009

Loi sur le "faux-parent", produit d'une élite soumise à la pression des lobbies

Analyse de Polémia :

H "La famille, cellule de base de la société, a besoin de stabilité. Et les enfants de repères. Ajoutons qu’en matière de droit – de droit civil en particulier – les règles claires et simples sont les meilleures. Parce que ce sont celles qui limitent le nombre et l’ampleur des conflits entre les personnes. Il est donc singulier de voir les gouvernements successifs s’acharner à modifier l’édifice de la législation familiale. Surtout quand ces gouvernements sont soutenus par des majorités réputées élues sur un programme conservateur. C’est pourtant ce que le gouvernement Sarkozy/Fillon s’apprête à faire, à nouveau, en préparant un projet de loi sur le statut du «beau-parent» rendant possible «l’homoparentalité». [...] Il y a une double raison à cela :

  • depuis quarante ans, les sociétés occidentales sont gouvernées par des élites en révolte (Christopher Lasch) ; celles-ci imposent une idéologie dominante qui place au cœur de son dispositif la rupture avec les traditions (en termes de croyances et de pratiques religieuses, d’humanités classiques, d’éducation et de valeurs) ;
  • depuis quarante ans, le système politique français s’éloigne chaque jour davantage de l’exercice classique de la démocratie ; une verticale du pouvoir s’est mise en place : de puissants groupes de pression philosophiques, communautaires ou sexuels donnent le la aux grands médias ; ceux-ci inspirent ensuite la tonalité dominante des gouvernants et des chefs de parti qui imposent ensuite leur volonté à la piétaille parlementaire." [cf la Tyrannie médiatique]

Nota : voici en lien un argumentaire rédigé par Ichtus, à toutes fins utiles.

Michel Janva

SOURCE : http://lesalonbeige.blogs.com

20.02.2009

Bouteflika, président à vie

 

BouteflikaValeurs Actuelles

Article de
Hamid Lafrad publié le 19 février 2009

Chef de l’État algérien depuis 1999, il a fait modifier la Constitution pour se présenter une troisième fois en avril. Malgré le bilan accablant du “système FLN” qu’il contrôle.
 

L’homme qui ne voulait pas être un trois quarts de président a simplement fini par prendre du galon, constate le quotidien el Watan. Élu en 1999, réélu en 2004, Abdelaziz Bouteflika, 72 ans en mars, ne pouvait pas, en principe, prétendre à un troisième mandat. Mais il a réussi à lever l’obstacle en obtenant du Parlement une révision de la Constitution, le 12 novembre dernier. À main levée et à la quasi-unanimité ! Le dernier rêve de Bouteflika est de construire la Grande Mosquée d’Alger, qui portera évidemment son nom.

LIRE LA SUITE : http://voxfnredekker.canalblog.com/archives/2009/02/20/12...

La Guadeloupe, caricature du mal français

D'Ivan Rioufol :

"La crise existentielle qui est portée par la population des Antilles, mais aussi de la  Réunion, fait écho à un malaise similaire qui, en métropole, contribue à la dépression française. [...] Aux Antilles comme en métropole, c'est tout un système économique, social, fiscal qui devrait être modernisé, afin de sortir d'un interventionnisme d'État qui infantilise la population et creuse les déficits publics. Or, c'est une politique inverse que semble vouloir suivre Nicolas Sarkozy qui, pour acheter la paix sociale, multiplie ces jours-ci les chèques en bois, en dépit des alertes de Bruxelles. Le pouvoir s'est laissé prendre dans les rets des revendications syndicales, en cautionnant leur vision d'un désarroi réduit au seul pouvoir d'achat. Quand François Chérèque (CFDT) dit vouloir "profiter" du "début d'affolement" de l'exécutif, il décrit un manque de sang-froid du pouvoir (Henri Guaino, conseiller du président, parlait lundi de situation sociale "dangereuse"), qui paye son excessive dramatisation initiale de la crise."

MJ

SOURCE : http://lesalonbeige.blogs.com

Toutes les notes